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"Personne n'est jamais d'accord": Nicolas Sarkozy étrille le grand débat national

Nicolas Sarkozy à Paris le 25 octobre 2017.

Nicolas Sarkozy à Paris le 25 octobre 2017. - PHILIPPE LOPEZ / AFP

Gilets jaunes, Emmanuel Macron, Brexit, ou encore Donald Trump ... Ce mercredi à Montpellier, l'ancien chef d'Etat s'est livré à quelques commentaires sur l'actualité politique française et internationale.

Invité au Corum de Montpellier en compagnie de l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair ce mercredi, l'ancien président français Nicolas Sarkozy ne s'est pas privé de petits commentaires sur la situation politique internationale, mais aussi française, rapporte le quotidien local Midi Libre

Et une fois encore, Nicolas Sarkozy s'est montré bienveillant à l'égard d'Emmanuel Macron. "M. Macron fait ce qu’il peut et je veux aider mon pays, je ne le critiquerai nullement" a-t-il déclaré, alors qu'Emmanuel Macron a récemment reçu son prédécesseur en pleine crise des "gilets jaunes", et lui a demandé de le représenter à l'investiture de la nouvelle présidente géorgienne.

"Nous sommes à l'arrêt ... nous reculons"

Nicolas Sarkozy fait aussi référence au débat qui s'annonce dans le contexte de la crise des gilets jaunes. Face aux membres du groupe Altra qui l'avaient invité, l'ancien chef d'Etat s'est désolé que la France se refuse "à avancer". "Nous sommes à l’arrêt" et "nous reculons", a-t-il déclaré. 

"Nous sommes à l’arrêt. Le monde accélère à une vitesse stupéfiante et nous, non seulement nous sommes à l’arrêt, mais nous reculons", a estimé l'ancien président. 

"Personne n'est jamais d'accord"

"Là, on va discuter, on va demander l’avis aux gens dans la rue pour faire quelque chose", a-t-il semblé regretter, faisant référence au "grand débat national" lancé par Emmanuel Macron. "Avec ça, vous ne ferez plus rien! Si pour faire quelque chose tout le monde doit être d’accord, restez couchés, parce que personne n’est jamais d’accord", poursuit-il.

Sur le plan international, Nicolas Sarkozy n'hésite pas à critiquer le Brexit, qu'il estime être une "folie qui n'a aucun sens". À Montpellier, il raconte même avoir "proposé au président Macron, et espère le convaincre, de mettre sur la table un nouveau traité européen".

dossier :

Nicolas Sarkozy

Jeanne Bulant