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Pécresse veut "construire une alternative crédible" à Macron pour 2022

La présidente du Conseil régional d'Île de France était notre invitée ce lundi matin. Elle s'est posée en opposante déterminée à Emmanuel Macron à droite.

Bien sûr, elle a répété que "la question des personnes n'était pas à l'ordre du jour", que la "guerre des egos" ne devait pas prendre le pas sur "la bataille des idées", mais difficile de ne pas entendre que Valérie Pécresse a des vues sur la présidentielle 2022. Notre journaliste Jean-Jacques Bourdin recevait ce lundi matin la présidente du Conseil régional d'Île-de-France, au sortir du week-end de rentrée de son mouvement "Libres" à Brive-la-Gaillarde. Interrogée sur le prochain scrutin présidentiel, elle a lancé:

"Je pense à 2022 car je suis obsédée par l’idée que si Macron échoue nous aurons Marine Le Pen. Donc je me retrousse les manches. Je me battrai donc pour construire une alternative crédible à Macron."

Et d'après elle, il y a "urgence démocratique" à le faire, sans quoi elle craint d'assister à "une coalition des extrêmes". 

"Emmanuel Macron, c'est Tony Blair" 

Valérie Pécresse, paraissant ici reprendre les objectifs de mission assignés à l'UMP en 2002, estime que ladite "alternative crédible" à Emmanuel Macron "passe par un rassemblement de la droite conservatrice et des centristes". Pourtant, les différences de fond entre le chef de l'Etat et Valérie Pécresse, figure de l'aile libérale de la droite, ne sautent pas nécessairement aux yeux des observateurs.

"Je souhaite pointer du doigt ce qu’il ne fait pas. (...) Il ne fait pas le quart de ce qu’il faudrait faire en matière d’autorité, d’immigration, de laïcité mais aussi de réformes", a-t-elle voulu réfuter, ajoutant plus tard: "Je suis une gaulliste libérale et donc plus interventionniste. Emmanuel Macron c’est Tony Blair je crois que fondamentalement pour lui, le monde c’est le tout-marchand."

Une référence au leader travailliste britannique qui succède aux citations de Margaret Thatcher que la présidente du conseil francilien glissait à l'automne dernier. 

Robin Verner