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Le PS perd la majorité absolue à l’Assemblée Nationale

Les députés dans l'hémicycle, à l'Assemblée nationale, le 23 avril 2013.

Les députés dans l'hémicycle, à l'Assemblée nationale, le 23 avril 2013. - Martin Bureau - AFP

Le départ du député Jean-Pierre Maggi vers le groupe des radicaux de gauche prive le groupe PS de la majorité absolue dans l'hémicycle.

Cette fois, c'est acté. Avant même la législative partielle de dimanche prochain, dans le Doubs, pour élire le remplaçant du socialiste Pierre Moscovici, nommé Commissaire européen en octobre dernier, le groupe PS vient de perdre sa majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le départ du député Jean-Pierre Maggi vers le groupe des radicaux de gauche, annoncé samedi au Journal officiel, fait en effet passer les effectifs du groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC) à 287 représentants (273 membres et 14 apparentés).

Jean-Pierre Maggi, élu des des Bouches-du-Rhône, avait fait part en début d'année de son intention de rejoindre le groupe RRDP (composé essentiellement de Radicaux du gauche). "J’ai pris la décision de quitter le groupe socialiste afin de marquer ma désapprobation vis-à-vis de la Réforme Territoriale et la création de la Métropole Aix-Marseille", avait-il alors expliqué dans un post sur son blog. Tout en précisant qu'il continuerait à soutenir l'exécutif: "J’ai l’intention de quitter le groupe socialiste physiquement, mais non idéologiquement. (...) Je soutiens et soutiendrai le Gouvernement, comme je le fais depuis ma prise de fonction en 2012".

Le Journal officiel du 24 janvier 2015, annonçant le départ de Jean-Pierre Maggi du groupe socialiste, républicain et citoyen à l'Assemblée nationale.
Le Journal officiel du 24 janvier 2015, annonçant le départ de Jean-Pierre Maggi du groupe socialiste, républicain et citoyen à l'Assemblée nationale. © Capture d'écran JO

Mais avec cette défection, même si le PS parvenait à l'emporter dans la 4e circonscription du Doubs les 1er et 8 février, le groupe SRC compterait 288 sièges, alors que la majorité absolue est fixée à 289 sièges, sur les 577 que compte l'Assemblée nationale. Dans les faits, cette perte de majorité absolue ne devrait toutefois pas entraver l'action du gouvernement, le rapport de force lui restant favorable au palais Bourbon.

Partie avec 297 représentants au début du quinquennat, la majorité socialiste s'est étiolée depuis 2012, au fil des législatives partielles perdues, des remaniements au gouvernement et des exclusions pour cause d'affaires judiciaires.

V.R.