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Le PS désigne une nouvelle direction collégiale de 28 membres

Cambadélis propose une liste de 27 noms

Cambadélis propose une liste de 27 noms - François Guillot / AFP

Le Conseil national du Parti socialiste a approuvé samedi la désignation d'une nouvelle direction collégiale de 28 membres, qui inclut finalement le député Régis Juanico, proche de Benoît Hamon.

Le Conseil national du Parti socialiste a finalement approuvé ce samedi la désignation d'une nouvelle direction collégiale de 28 membres, qui inclut le député Régis Juanico, proche de Benoît Hamon.

Plus tôt dans la journée, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis avait proposé la désignation d'une direction collégiale de 26 membres, dont aucun proche de Benoît Hamon, ce que certains ténors souhaitent voir corriger.

Cette nouvelle direction sera organisée autour d'un noyau de 16 personnes, huit hommes et huit femmes, auquel s'ajouteraient des membres de droit, des porte-parole, un conseil des territoires, selon l'entourage de M. Cambadélis.

Il s'agit dans ce projet, pour les femmes, de Nadège Azzaz, Ericka Bareigts, Nathalie Koenders, Carole Delga, Valérie Rabault, Laurence Rossignol, Isabelle This Saint-Jean, Frédérique Espagnac; pour les hommes, de Guillaume Bachelay, Luc Carvounas, Matthias Fekl, Jean-Marc Germain, François Kalfon, Emmanuel Maurel, Rachid Temal et Régis Juanico.

Le président de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains, François Rebsamen, le président du groupe PS à l'Assemblée, Olivier Faure, et la cheffe de file de la délégation française au Parlement européen, Christine Revault d'Allonnes, seraient tous les trois membres de droit de cette nouvelle direction.

Un "hamoniste" finalement ajouté

S'y ajoutent quatre porte-parole (Estelle Grelier, Sébastien Denaja, Julien Dray, Karim Bouamrane), le trésorier du parti Jean-François Debat et quatre élus chargés de la "coordination des territoires" (Hussein Bourgi, Pernelle Richardot, Emmanuel Grégoire et Mathieu Klein).

L'absence de proches de Benoît Hamon, qui a annoncé son départ du PS la semaine dernière, avait dans un premier temps mécontenté une partie de l'aile gauche du PS mais pas seulement. L'ancien chef de file des frondeurs Christian Paul avait notamment jugé "indispensable" que les "hamonistes" soient représentés.

"C'est contradictoire avec l'idée que le Parti socialiste essaye de rassembler au maximum. Benoît Hamon a pris une décision personnelle, il n'a jamais dit que ça engageait les gens qui étaient au Parti socialiste", a affirmé le député européen Guillaume Balas en arrivant au Conseil national.

Finalement, le député Régis Juanico, proche de l'ancien candidat socialiste à la présidentielle, a été ajouté à cette direction collégiale. Dans un soucis paritaire, Frédérique Espagnac, proche de François Hollande, en fait également partie.

Najat Vallaud-Belkacem préfère "prendre le temps de réfléchir"

L'ex-ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem, dont le nom avait été souvent évoqué, a expliqué sur Facebook qu'elle n'avait "pas souhaité rejoindre l'équipe dirigeante" pour "prendre le temps de réfléchir en profondeur" au désaveu exprimé par les électeurs et aux raisons "d'espérer à nouveau dans une gauche européenne, écologiste, laïque, socialiste", cette décision n'étant "ni une désertion ni un renoncement".

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Benoît Hamon

Arthur Blanquet avec AFP