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Cambadélis veut "une primaire de toute la gauche" avant 2017

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste et député de Paris, était jeudi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et sur RMC.

Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, Jean-Christophe Cambadélis quitterait la direction du Parti socialiste s'il était mis en examen: "Je crois que oui", affirme-t-il. Nicolas Sarkozy, lui-même mis en examen, va-t-il quitter la présidence de Les Républicains? "Je pense qu'il va le faire", pronostique le patron du PS, "parce qu'il va se préparer à la présidentielle", et non parce qu'il est mis en examen. En tout cas, "ça lui permettra de faire les deux".

"Je pense que François Hollande est le candidat le plus crédible à gauche", estime Jean-Christophe Cambadélis, à l'évocation d'un duel en forme de remake de 2012, qui opposerait l'actuel et l'ancien chef de l'Etat. "Qu'il y ait un inventaire sur la politique qui est menée, c'est normal à la veille d'une présidentielle, mais un inventaire ça ne veut pas dire que tout est mal".

Dans le même temps, le premier secrétaire du PS se dit favorable à "une primaire de toute la gauche": "Elle s'impose", juge-t-il, car "elle doit permettre de définir un candidat unique de la gauche, c'est le seul moyen de gagner la présidentielle. S'il y a émiettement à gauche, nous serons éliminés au premier tour". Cette primaire "s'imposera" à François Hollande "s'il est candidat". "Nous avons reçu les initiateurs de Notre Primaire, nous leur avons dit que nous les soutenions", précise-t-il.

"Sans compromis, c'est la guerre civile"

En écho à la grogne d'une partie des députés dans les rangs du PS, la politique de Manuel Valls est-elle devenue incompatible avec les valeurs de gauche? "Ce sont des polémiques", évacue Jean-Christophe Cambadélis, "il ne faut pas s'enfermer dans des caractérisations abusives".

A Notre-Dame-des-Landes, "il faut épuiser les recours", plaide le patron du PS. "A un moment donné, il faut trouver une sortie de crise. Si l'Etat décide et fait appliquer la décision, il y a de la violence, et on nous dit 'vous n'avez pas discuté'. Si on discute, on dit que l'Etat n'est pas respecté. (...) Moi je suis pour le compromis, s'il n'y a pas de compromis dans une société c'est la guerre civile. Il faut de la conviction, mais il faut du compromis, sinon la France n'avance pas".

Jean-Christophe Cambadélis se dit choqué par la formule "Monsieur Bricolage", qui a fait la une du Parisien à l'adresse de François Hollande, au lendemain du remaniement. "Ce n'est pas un titre journalistique, c'est un titre militant, d'ailleurs ce journal est de plus en plus militant contre le gouvernement".