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Rugy demande à Solère de démissionner de son poste de questeur

Ce lundi sur BFMTV, François de Rugy le président de l'Assemblée nationale, a appelé Thierry Solère à démissionner de son poste de questeur.

Alors que Thierry Solère s'accroche à son poste de questeur de l'Assemblée nationale, une voix de poids vient de s'élever pour l'appeler à renoncer à ce mandat. Lundi sur BFMTV, François de Rugy le président de l'Assemblée nationale a demandé à Thierry Solère d'abandonner la questure. Exclu des Républicains, et nouvellement affilié à La République en Marche, le député des Hauts-de-Seine n'est plus le traditionnel questeur de l'opposition.

"Je le dis sans hésitation, l'intérêt de l'Assemblée serait que Thierry Solère abandonne la questure. Les trois questeurs, c'est une gestion collégiale de l'Assemblée nationale. Et pour qu’il y ait une garantie de transparence dans l’utilisation du budget, il a toujours été prévu que les questeurs n'appartiennent au même groupe", a assuré le président de l'Assemblée nationale sur BFMTV.

"Nous pourrions procéder à un vote"

"Nous pourrions procéder à un vote dans l’hémicycle. Mon rôle de président de l’Assemblée c’est de veiller à ce que le pluralisme soit respecté dans nos instances", a-t-il ajouté.

Samedi, Daniel Fasquelle avait appelé à la démission de Thierry Solère au nom du "respect de la démocratie". Le lendemain, l'intéressé avait refusé de démissionner assurant que le poste de questeur n'appartenait "pas aux partis politiques".

La majorité souhaite également le départ de Solère

Lundi, c'est François-Michel Lambert, député LaREM des Bouches-du-Rhône, qui a appelé Thierry Solère à démissionner de son poste de Questeur de l'Assemblée Nationale, au nom de "l'exigence" de la majorité, "à mettre en place une nouvelle façon de faire de la politique pour redonner confiance dans la vie politique".

Les questeurs de l'Assemblée nationale, au nombre de trois, sont chargés de contrôler les comptes de la chambre basse. Depuis 1973, la tradition veut que l'un d'eux soit issu de l'opposition, au nom de la transparence politique. Ce poste est très convoité parmi les députés. En plus de pouvoir préparer le budget sans contrôle de l'exécutif, ils bénéficient de nombreux avantages. Chaque questeur bénéficie d'une indemnité spéciale de 5003,57 euros bruts qui s'additionne à celle de député, ainsi qu'un logement de fonction à l'Hôtel de la questure, composé de trois appartements de 400 mètres carrés.

Guillaume Dussourt