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"Race blanche": Bartolone juge qu'il faut savoir "s'excuser" de "mots déplacés"

Le président socialiste de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.

Le président socialiste de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone. - Thomas Samson - AFP

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a fait allusion mardi à sa formule controversée sur "la race blanche" visant Valérie Pécresse (LR) lors de la campagne des régionales en Ile-de-France.

Un mea culpa du bout des lèvres. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), est revenu mardi sur sa formule controversée sur "la race blanche" visant Valérie Pécresse (LR) lors de la campagne des régionales en Ile-de-France.

"Je le dis d'expérience, en temps de campagne électorale, il peut y avoir des mots qui dépassent les pensées. Cela a pu être le cas me concernant. Lorsqu'on a prononcé des mots déplacés, il faut savoir s'en excuser", a déclaré Bartolone lors de ses voeux aux parlementaires.

Durant l'entre-deux tours, la tête de liste socialiste en Ile-de-France avait accusé sa rivale de défendre, "en creux", "Versailles, Neuilly et la race blanche", contre les villes populaires. Après sa défaite, Claude Bartolone avait admis une formule "pas forcément calibrée" devant les députés socialistes, peu avant sa reconduction, à main levée, comme président de l'Assemblée. De son côté, Valérie Pécresse avait annoncé son intention de porter plainte contre Claude Bartolone.

Les présidents des groupes Les Républicains, Christian Jacob, et UDI, Philippe Vigier, avaient toutefois demandé à plusieurs reprises des excuses publiques. La phrase controversée a aussi été épinglée par certains socialistes, comme Julien Dray, conseiller régional d'Ile-de-France, qui avait pointé le 20 décembre une "formule extrêmement malheureuse, même si elle était mal formulée", car elle "a été perçue par l'opinion comme extrêmement dangereuse".

S. C. avec AFP