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Nicolas Hulot dément avoir "un livre en préparation"

Nicolas Hulot le 4 septembre 2018.

Nicolas Hulot le 4 septembre 2018. - PHILIPPE LOPEZ / AFP

Un ouvrage reprenant deux de ses interviews et tiré à 20.000 exemplaires sort ce vendredi.

Ne plus me mentir. C'est le tire d'un ouvrage à paraître ce vendredi 14 septembre, et qui compile deux interviews de l'ex-ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. Ce lundi, plusieurs médias annonçaient qu'il publiait un livre deux semaines seulement après sa démission. Mais l'intéressé a démenti être associé à ce projet.

"Je démens catégoriquement avoir écrit un livre, c'est faux. Je n'ai pas de livre en préparation, ni même en gestation, et je ne suis associé à aucun livre qui sort", a-t-il déclaré. "Je me tiens à un droit de réserve et tout ce que j'avais à dire, je l'ai déjà dit", a ajouté Nicolas Hulot.

Taxé d'opportunisme

Après l'annonce de la publication de cet ouvrage des éditions de l'Aube, l'ex-ministre a été accusé d'opportunisme par certains internautes. "Je n'ai été ni associé, ni prévenu", a insisté Nicolas Hulot sur Franceinfo ce lundi.

"Ça aurait été particulièrement indécent de sortir un livre 15 jours après ma démission. Je découvre ça ce matin, il semblerait que ce livre compile des interviews, mais cela a été fait sans que je donne mon accord. Le livre donne le sentiment, par sa couverture, que j’y serais associé", a regretté l'ancien ministre.

Selon nos confrères de Franceinfo, la maison d'édition a expliqué que l'idée du livre avait été soumise à Nicolas Hulot par le journaliste Eric Fottorino et validée par l'ancien ministre. 

Tiré à 20.000 exemplaires, il est en effet composé des textes d'une longue interview qu'il avait accordée au journal Le 1 fin juin, et de son entretien à la matinale de France Inter en tant que ministre. Nicolas Hulot avait annoncé sa démission en direct sans avoir officialisé au préalable la nouvelle auprès du président de la République et du Premier ministre, prenant de court ses collègues et l'exécutif.

Charlie Vandekerkhove avec AFP