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Nicolas Hulot: "C’est chiant du matin au soir d’être ministre"

Nicolas Hulot

Nicolas Hulot - FRANCOIS MORI / POOL / AFP

Invité sur France Inter ce vendredi, Nicolas Hulot est revenu sur son rôle de ministre de la Transition écologique. Et à son habitude, il a été... très sincère.

Quand il s'agit de s'exprimer sur sa fonction de ministre, Nicolas Hulot joue la carte de l'honnêteté. Dans un article du Point publié le mois dernier, le ministre de la Transition écologique avait déjà évoqué son "sentiment d'isolement" au sein du gouvernement. Sur France Inter vendredi 1er décembre au matin, l'écologiste est allé plus loin encore. Interrogé sur les avancées politiques en matière de questions environnementales, ce dernier s'est montré confiant, tout en évoquant la complexité de son rôle:

"Je pense qu'il y a une mutation qui est en marche, qu'elle se fasse avec un peu de temps, c'est normal [...]. Mais j'ai franchement le sentiment. D'ailleurs si je n'avais pas ce sentiment, pourquoi voulez-vous que je reste? C'est chiant du matin au soir d'être ministre! Ça n'a d'intérêt que si vous avez le sentiment de faire avancer les choses".

"Je serai heureux quand les décisions que j’ai prises auront engendré des transformations irréversibles", a-t-il ajouté.

Des déconvenues? 

Le ministre de la Transition écologique, numéro 3 du gouvernement, semble pourtant aller de déconvenue en déconvenue. Dernier exemple en date: le dossier du glyphosate. Alors que la France a fait campagne en faveur d'un renouvellement de la licence de cet herbicide très décrié pour 3 ans, l'Union européenne a délivré cette semaine une nouvelle autorisation pour 5 ans.

Début novembre, Nicolas Hulot avait également admis que la France ne pourrait vraisemblablement pas tenir l'objectif d'une baisse de 50% du nucléaire d'ici 2025, et évoqué une possible échéance à "2030 ou 2035".

M.P