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Cantines scolaires: Hulot veut un repas végétarien un jour par semaine

Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale le 10 octobre 2017.

Nicolas Hulot à l'Assemblée nationale le 10 octobre 2017. - Bertrand GUAY / AFP

Dans un entretien à L'Obs, à paraître ce jeudi, le ministre de la Transition écologique se dit favorable à l'introduction d'un repas végétarien, sur un rythme hebdomadaire, dans les cantines scolaires.

Nicolas Hulot souhaite que les cantines scolaires proposent "prochainement" aux enfants un menu végétarien "un jour par semaine", dans une interview à paraître jeudi dans L'Obs. Interrogé sur sa consommation de viande, le ministre de la Transition écologique confie qu'il n'est pas végétarien. "Dans ma famille, nous sommes cinq. Deux d'entre nous sont végétariens. Les trois autres, dont moi, ne mangent plus de la viande qu'une fois par semaine. Chacun son chemin", explique-t-il.

"C'est aussi une affaire d'éducation. Je souhaite donc que, prochainement, les cantines scolaires proposent aux enfants un menu végétarien un jour par semaine", ajoute-t-il.

Aller vers "une alimentation durable"

Dans l'optique notamment de réduire la consommation de viande et d'aller vers une "alimentation durable", le cercle de réflexion Terra Nova a suggéré la semaine dernière la généralisation de l'option du repas alternatif végétarien et l'imposition d'un jour végétarien par semaine dans les collèges et les lycées.

Concernant la chasse ou les abattoirs, Nicolas Hulot appelle à "limiter au maximum" la souffrance de l'animal. "Certaines pratiques, comme la chasse à courre, prolongent l'agonie et le stress de l'animal. Cela me heurte profondément. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la civilisation", explique-t-il. 

Enfin, touchant à sa position dans le gouvernement, il assure dans le même entretien ne pas avoir fait de la construction hypothétique de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes une ligne rouge: "Je ne fonctionne pas comme cela. Si je vous dis que c'est une ligne rouge, c'est une forme de chantage. Or, je ne veux rien obtenir par le chantage. Ce ne serait pas sain, ni durable", déclare le ministre de la Transition écologique.

R.V. avec AFP