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Municipales : Gaspard Ganzter dévoile ses mesures pour Paris

Le candidat aux municipales à Paris avec son mouvement "Parisiennes, Parisiens" était l'invité de BFM Paris ce jeudi soir dans l'émission Capitale 2020. Il est revenu sur ses mesures pour la capitale.

L'ex-responsable de la communication de François Hollande, Gaspard Gantzer, était l'invitée de Capitale 2020 sur BFM Paris ce jeudi soir. Le candidat à la mairie de Paris est revenu sur son programme pour les municipales à Paris ; crèches plus nombreuses et gratuites, destruction du périphérique, ou création d'une police armée. 

"Nous avons réussi à imposer des débats, notamment sur le périphérique, le Grand Paris, le bio dans les cantines ou encore la gratuité des crèches", assure le candidat qui peine à convaincre selon les sondages qui ne créditent sa liste que de 1 ou 2% des intentions de vote, mais qui entend poursuivre la bataille en vue de mars 2020. 

On "saura aussi déjouer les pronostics", a-t-il lancé, assurant que "si l'on n'arrive pas à convaincre tous les Parisiens, on continuera le combat pour 2026".

  • Se débarrasser d'un périph trop polluant

Sa mesure phare, annoncée il y a plusieurs mois, reste la suppression du périphérique, sur laquelle depuis tous les autres candidats ont donné leur avis. Pour le fondateur de "Parisiennes, Parisiens", tête de liste dans le XVe arrondissement, cette boucle de 35 km créée en 1973 et qui délimite Paris et sa petite couronne, doit être détruite progressivement pour être végétalisée et faire place à de nouveaux projets immobiliers.

"Il faut se débarrasser de ce périph qui est trop polluant. On ne va pas le faire en un claquement de doigt mais on peut se donner 20 ans pour le déconstruire", a estimé le candidat.

Sur le volet de la végétalisation justement, Gasper Gantzer propose la mise en place d'"un espace vert à moins de dix minutes" pour chaque Parisien et "140 hectares d'espaces verts en lieu et place du périphérique".

  • Créer 30.000 logements supplémentaires dans la capitale

Il prône aussi la construction de "10.000 places en crèche supplémentaires sur la mandature" de 2020 à 2026, gratuites, et la création de nouveaux logements: 

"Je suis favorable à la création de 30.000 logements neufs supplémentaires à Paris. Il y a des zones d'aménagement concerté sur lesquelles on peut créer des logements: la Zac de Paris Nord-Est, la Zac de Paris Bercy et celle de Paris Masséna dans le 13e arrondissement (...) Il n'y a pas énormément d'espaces, mais il y en a." 
  • Plus d'enfants dans les rues dès 2020

L'ancien conseiller de Hollande souhaite faire en sorte qu'il n'y ait "plus aucun enfant dans les rues dès 2020" et a affirmé en faire sa priorité:

"Je l'ai dit, j'ai pris cet engagement, la première action que je conduirai si je deviens maire de Paris, c'est de traiter la situation de ces enfants des rues (...) Il faut en faire une priorité politique et tous les jours aller avec les équipes municipales, des travailleurs sociaux, des associations, mais aussi avec la justice, pour placer ses enfants", a-t-il développé. 
  • Une police municipale armée face à l'explosion de la délinquance

Gasper Gantzer souhaite la création d'une "police municipale armée" et assure qu'une telle mesure ne l'éloignera pas "de ses missions principales".

"Il n'est pas raisonnable de ne pas avoir de vraie police municipale et de ne pouvoir compter que sur la police nationale (...) La délinquance explose à Paris et il faut agir avec de la prévention mais aussi par une action résolue sur le terrain. Et les agents municipaux ne doivent pas être en danger quand ils se retrouvent face à des délinquants chevronnés et souvent armés", a-t-il assuré.

Quant à Airbnb, Gantzer a estimé qu'il était "trop tôt pour l'interdire à ce stade" mais qu'il a "pris beaucoup trop de place": 

"Il y a des quartiers entiers dans lesquels il n'y a plus de deux pièces, plus de studios parce qu'ils sont loués en Airbnb (...) Il faut davantage encadrer et certainement diminuer le nombre de nuitées en allant jusqu'à 30."

"Si ce phénomène prend trop d'ampleur il faudra se poser la question de l'interdiction ou de l'extrême limitation dans certains quartiers centraux de Paris", a-t-il affirmé avant de juger qu'il "faut d'abord que les logements servent les gens qui vivent dans cette ville".

Manon Fossat avec BFM Paris et AFP