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Municipales à Paris: les candidats LaREM entendus par le parti le 9 juillet, la décision dans la foulée

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Les candidats seront entendus le 9 juillet par la Commission d'investiture qui donnera sa décision dans la foulée.

Les candidats à l'investiture de La République en marche pour les municipales à Paris seront entendus par le parti le 9 juillet, et la décision sera prise dans la foulée, a-t-on appris ce jeudi auprès de LaREM, confirmant une information de L'Obs.

"Les candidats seront auditionnés le 9, pour un verdict a priori le 10", a indiqué la députée Marie Guévenoux, co-présidente de la Commission d'investiture (CNI) qui s'est réunie mercredi soir.

Six postulants sont sur les rangs: l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, l'ex-secrétaire d'Etat Mounir Mahjoubi, les députés Cédric Villani et Hugues Renson, l'élue du 4e arrondissement Anne Lebreton et l'écologiste Antonio Duarte. Le calendrier de désignation était source de désaccord entre eux, Cédric Villani et Hugues Renson plaidant pour une décision en septembre.

Jugés sur le projet, la capacité à rassembler

"Ce qui nous importait, c'était de savoir quel était le calendrier le plus judicieux pour entendre de manière équitable tous les candidats, tout en laissant ensuite au candidat retenu suffisamment de temps pour préparer la bataille des municipales", a souligné Marie Guévenoux.

Chaque prétendant doit produire avant le 5 juillet un dossier comprenant une note de stratégie politique pour les 1er et 2e tours, une note sur le projet pour Paris, ou encore un engagement à soutenir le candidat désigné. Plusieurs critères seront évalués: la probité, faisabilité du projet, implantation locale, capacité de rassemblement, connaissance du territoire... Chacun sera entendu durant 45 minutes, selon un ordre de passage tiré au sort.

Une primaire ?

Si la CNI, mandatée par le parti, déroule sa feuille de route, tous les candidats à l'investiture, à l'exception de Benjamin Griveaux, préfèrent la tenue d'"une consultation ouverte" pour les départager. Une primaire, c'est "une machine à diviser qui enclenche plutôt la défaite qu'une dynamique de victoire", insiste Benjamin Griveaux.

"Je me rangerai à la décision de la commission nationale d'investiture et j'invite chacun à respecter les règles collectivement établies", ajoute le candidat. A l'inverse, Anne Lebreton estime qu'une primaire "permet de donner une meilleure assise" au candidat qui sera choisi. "Si l'idée fait son chemin, je suis plutôt pour", ajoute-t-elle.

"J'y suis favorable. Il est inenvisageable de désigner un candidat sans associer d'une manière ou d'une autre les citoyens", abonde Hugues Renson. Cédric Villani précise lui aussi qu'il "ne serait pas opposé" à l'organisation d'une consultation. Dans un courrier adressé au délégué général de LREM, Stanislas Guerini, il y a quelques jours, le mathématicien demandait même une "consultation innovante, sans remettre en cause le rôle de la CNI", qui pourrait l'"organiser et (la) contrôler".

Une primaire incluant Bournazel et Gantzer?

"Une primaire, ça peut aider à rassembler", souligne également Mounir Mahjoubi. "Aujourd'hui il n'y a pas de candidat qui émerge. Il faut une dynamique !", précise un élu LaREM, qui suggère qu'elle soit "ouverte à Pierre-Yves Bournazel, voire Gaspard Gantzer", tous deux candidats sans étiquette partisane à la mairie de Paris.

Marie Guévenoux, qui avait participé à la primaire de la droite et du centre de 2016 aux côtés d'Alain Juppé, rappelle de son côté que ceux s'étant prêtés à l'exercice lors de la dernière élection présidentielle avaient ensuite été "méchamment battus".

"Par ailleurs, je suis sûre que l'on n'a pas le temps d'organiser cela sérieusement dans les délais impartis", pointe-t-elle encore, soulignant que les comptes de campagne seront officiellement ouverts le 1er septembre et qu'une primaire "grèverait d'autant ces comptes".
Cyrielle Cabot avec AFP