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Municipales à Paris: Aurore Bergé assure qu'il n'y aura pas de primaires pour LaREM

Dimanche, Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton, concurrents de Benjamin Griveaux pour l'investiture LaREM en vue du scrutin municipal de 2020, ont réclamé "une consultation citoyenne".

La porte-parole de LaREM, Aurore Bergé, a assuré ce lundi qu'il "n'y aurait pas de primaires à Paris", malgré la demande de plusieurs candidats qui craignent de voir la désignation au sein du mouvement verrouillée au profit de l'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

La tension est montée d'un cran dimanche quand Cédric Villani, Mounir Mahjoubi, Hugues Renson et Anne Lebreton, concurrents de Benjamin Griveaux pour l'investiture LaREM en vue du scrutin municipal de 2020, ont réclamé dans une tribune au JDD "une consultation citoyenne" plutôt qu'une désignation par une commission, à leurs yeux "précipitée", début juillet.

"Il y aura pas de primaires à Paris parce qu'on a mis en place des règles qui sont claires", a assuré la députée des Yvelines sur notre antenne. "Il y a une demande de quelques-uns, mais vous savez, il y a le bac ce matin, c'est comme si on disait aux candidats: 'vous deviez passer philo, ben finalement vous allez passer les maths parce que certains ont décidé qu'ils préféraient passer les maths que la philo', a-t-elle ironisé.

La CNI, seule décisionnaire

"On a mis en place des règles qui sont claires depuis le début, on a une commission nationale d'investiture et c'est elle qui va décider dans quelles villes on va soutenir parfois des maires sortants, dans quelles villes on va faire des alliances et dans quelles villes on va surtout présenter nos candidats", a-t-elle rappelé.

La CNI, placée sous la houlette de la députée Marie Guévenoux et du sénateur Alain Richard, a dévoilé ce lundi ses premiers candidats dans les villes de France pour les municipales de 2020. Pour Paris, la commission auditionnera les prétendants "le 9 juillet pour un verdict a priori le 10", a-t-elle précisé. 

"L'organisation d'une primaire est exclue", a confirmé Alain Richard, dans un entretien au Parisien paru lundi, en rappelant que "ce n'est pas le choix du mouvement, ni les règles sur lesquelles tout le monde s'est entendu". "D'autant que si nous lancions ce processus, pourquoi ne nous réclamerait-on pas la même chose à Brive-la-Gaillarde ou ailleurs?", a-t-il mis en garde.

Cyrielle Cabot avec AFP