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François Bayrou sur la récession: "La boîte à outils" de François Hollande "ne suffit pas"

Le président du MoDem François Bayrou sur le plateau de BFMTV, le 15 mai 2013

Le président du MoDem François Bayrou sur le plateau de BFMTV, le 15 mai 2013 - -

Le président du Modem a réagi à la récession dans laquelle est officiellement entrée en France. Pour lui, le salut passe pas un gouvernement d'union nationale, seul à même de mener une vaste politique de réformes.

La récession dans laquelle est entrée la France, François Bayrou s'y attendait. "Je ne suis pas surpris. La récession est partout autour de nous, en Europe, dans chaque famille. On ne produit plus et le nombre de foyers augmente de 1% tous les ans. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait moins à se partager", a estimé le président du MoDem mercredi matin sur BFMTV.

Une retraite "à points"

"La boîte à outils" de François Hollande "ne suffit pas", a jugé François Bayrou. "Nous avons besoin d'une reconstruction massive des grands pilliers qui font la France", a-t-il poursuivi, estimant nécessaire la constitution d'un gouvernement d'union nationale pour mener "une politique de reconstruction nationale et s'accorder sur les grandes réformes à mener".

Pour François Bayrou, les priorités passent par la reconstruction de l'Etat, une sortie "du labyrinthe des collectivités locales" et une réforme des retraites, que le gouvernement a déjà inscrite à son calendrier à l'automne. "Or, cette politique ne pourra pas être conduite par la majorité actuelle", a soutenu François Bayrou qui défend le principe d'une retraite à points.

"Clarifier le commandement à Bercy"

Alors que François Hollande a évoqué un éventuel remaniement, François Bayrou a reconnu qu'il fallait "clarifier le commandement à Bercy". La veille, le ministre des Afaires étrangères Laurent Fabius avait, lui, estimé que "Bercy avait besoin d'un patron".

Quant à savoir si François Bayrou répondrait positivement si François Hollande lui proposait de succéder à Jean-Marc Ayrault à Matignon, le président du MoDem a préféré botter en touche. "J'ai l'habitude de prendre mes responsabilités politiques", a-t-il expliqué, avant d'estimer que pour l'heure, "on n'était pas dans une phase politique".

PSG: "une responsabilité des pouvoirs publics et du club"

Enfin, interrogé sur les débordements qui ont émaillé la fête célébrant le sacre du PSG en Ligue 1 lundi soir, François Bayrou a identifié deux problèmes selon lui: "un défaut de renseignement" et "le choix du Trocadéro qui est un lieu ouvert et où se trouvaient des barricades", celles-ci ayant été utilisées par les casseurs comme projectiles.

Au-delà de la question du pourquoi, François Bayrou s'est également interrogé sur la chaîne de responsabilités d'un tel fiasco. Alors que l'opposition réclame la démission du ministre de l'Intérieur Manuel Valls ainsi que celle du préfet de Paris, François Bayrou s'est voulu plus mesuré. "Il y a bien sûr une responsabilité des pouvoirs publics. L'organisation de la manifestation sous l'autorité du ministère de l'Intérieur" a été mal évaluée, a-t-il jugé, soulignant également le rôle du club dans cette affaire. Mais le président du MoDem s'est refusé à réclamer des têtes. "Qu'on étudie précisément les raisons pour lesquelles ça n'a pas marché et qu'on en tire des leçons", a-t-il conclu.


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