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Bayrou appelle à la création d'une 6e République

François Bayrou estime que la 5e République est responsable des dérives politiques actuelles.

François Bayrou estime que la 5e République est responsable des dérives politiques actuelles. - -

Face au "scandale généralisé" du financement des partis politiques, le président du MoDem appelle sur BFMTV à la création d'une nouvelle République.

Les derniers rebondissements concernant le financement de l'UMP, notamment le prêt accordé par le groupe UMP à l'Assemblée au parti en 2012, ne semblent pas étonner François Bayrou. Invité de BFM Politique dimanche soir, le président du MoDem y voit l'expression d'un problème plus large, celui du financement des partis: "un scandale généralisé", affirme le maire de Pau.

"Les deux grands partis sont concernés, et pas que l'UMP. Je pense que si l'on fouillait, on trouverait certainement des choses sur le PS", renchérit François Bayrou. "Le budget du PS et de l'UMP est de l'ordre de 60 à 80 millions d'euros, le nôtre (celui du Modem) est d'un million d'euros. Quelque chose ne va pas !"

Pour François Bayrou, la cause principale de cette dérive, c'est la 5e République. "Elle est bâtie sur le fait qu'on donne tout le pouvoir à un seul parti. Il faut changer de République!", s'exclame-t-il. "Cette nouvelle République doit avoir des règles qui ne soient pas tournables. Ainsi, je propose qu'on divise par deux le nombre de sénateurs, et qu'on interdise les micropartis", créés pour financer les partis politiques.

"Je ne suis pas une roue de secours"

Quant à la place de son parti sur l'échiquier politique, et une hypothétique alliance avec Manuel Valls, François Bayrou le dit haut et fort: "je ne suis pas une roue de secours. J'ai une vocation de reconstructeur de mon pays. Ou plus exactement, je ne veux pas employer de mots prétentieux, je suis un citoyen en responsabilité, je suis à la tête d'une collectivité locale importante. [...] J'essaie d'être quelqu'un à qui on ne fait pas trop d'appels du pied. J'essaie plutôt de tracer ma route. Je ne suis pas quelqu'un à qui on fait des appels du pied".

A. K. avec AFP