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Mise en examen de Nicolas Sarkozy: les cadres des Républicains réagissent

Éric Woerth

Éric Woerth - ERIC FEFERBERG / AFP

Eric Woerth, le premier, s'est exprimé sur Twitter après l'annonce ce mercredi soir de la mise en examen de l'ex-président de la République, Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'enquête autour des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. D'aures cadres des Républicains lui ont emboîté le pas.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce mercredi soir à l'issue de sa garde à vue à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), à Nanterre. Les chefs retenus sont les suivants: financement illicite de campagne électorale, corruption passive et recel de fonds publics libyens. Nicolas Sarkozy nie les faits qui lui sont reprochés. 

Le soutien d'Eric Woerth 

Peu avant 22h, Eric Woerth, ancien ministre du Budget de François Fillon sous Nicolas Sarkozy, a apporté son soutien à son ancien patron sur Twitter: "Amitié et fidèle soutien à Nicolas Sarkozy dans cette épreuve". 

Des parlementaires de droite optimistes 

Sébastien Huyghe, député élu dans le nord, est intervenu sur notre antenne dans la soirée. il a évoqué l'un des juges d'instruction en charge du dossier. "J’écoutais votre commentaire sur Serge Tournaire. Pour être complet, en 2012, il avait signé une tribune contre Nicolas Sarkozy, et dans le dossier Bygmalion, il y avait trois magistrats et monsieur Tournaire contre les deux autres avait tout prix voulu mettre en examen Nicolas Sarkozy", a assuré le parlementaire "Les Républicains". 

Sur la mise en examen elle-même, il a estimé: "Il faut garder son calme, la mise en examen est la suite logique après 26 heures d’audition. L’enquête se poursuit. La présomption d’innocence s’applique. Nicolas Sarkozy va pouvoir se défendre et prouver son innocence." Il a ensuite rejeté la situation judiciaire de son ancien leader sur les épaules d'ex-lieutenants de Mouammar Kadhafi qui auraient voulu selon lui la perte de l'homme ayant entraîné la chute du dictateur libyen: "Il a affaire à d’anciens dignitaires libyens, proches de monsieur Kadhafi, qui ont beaucoup de moyens et ont eu le temps de préparer leur vengeance."

L'eurodéputée Nadine Morano a communiqué plus tard sur Twitter:

"2013 · Nicolas Sarkozy est poursuivi pour 'abus de faiblesse, abus de confiance aggravés et escroqueries aggravées au préjudice de Mme Liliane Bettencourt': NON LIEU ! 2018 je fais confiance à Nicolas Sarkozy qui a accès au dossier par sa mise en examen. Il sera blanchi bientôt". 

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Nicolas Sarkozy

Robin Verner