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Martine aubry dénonce les "charters indignes" de roms

Francois Hollande, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Martine Aubry, et Bertrand Delanoë, après le discours de clôture de l'université d'été du Parti socialiste. Martine Aubry a dénoncé dimanche les expulsions "indignes" de Roms que le gouvernement a multipl

Francois Hollande, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Martine Aubry, et Bertrand Delanoë, après le discours de clôture de l'université d'été du Parti socialiste. Martine Aubry a dénoncé dimanche les expulsions "indignes" de Roms que le gouvernement a multipl - -

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Martine Aubry a dénoncé dimanche les expulsions "indignes" de Roms que le gouvernement a multipliées...

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Martine Aubry a dénoncé dimanche les expulsions "indignes" de Roms que le gouvernement a multipliées tout l'été, estimant qu'elles étaient juridiquement infondées.

En clôture de l'université d'été de La Rochelle, le premier secrétaire du Parti socialiste a souligné que les Roms, souvent d'origine roumaine ou bulgare, étaient citoyens européens et devaient être traités comme tels.

"Les Roms sont Européens. Quand ils ont été mobilisés pour la guerre d'Algérie (...) pas un républicain n'est allé leur demander leurs papiers", a-t-elle fait valoir devant plusieurs centaines de militants.

"Les charters de Roms sont indignes", a-t-elle dit, évoquant la décision du tribunal de Lille d'annuler quatre arrêtés de reconduite à la frontière, parce qu'il considérait que l'occupation d'un terrain ne pouvait fonder une expulsion.

"Je suis maire et il arrive que les Roms commettent des délits (et) il faut des sanctions appropriées", a dit la dirigeante socialiste.

"Quand ils respectent les règles, on ne peut leur refuser les droits de tous les citoyens de l'Union européenne", a-t-elle ajouté, accusant Nicolas Sarkozy et le gouvernement d'"abaisser la République" en jouant sur les "peurs irrationnelles".

Rom, "ça signifie homme en hindi. Ce sont des hommes, des êtres humains: ils doivent être traités comme des hommes".

A l'issue d'une réunion à l'Elysée fin juillet, les ministres français de l'Intérieur et de l'Immigration se sont fixés pour objectif de démanteler dans les trois mois 300 des 600 camps de Roms installés en France.

Entre cette date et le 27 août, 964 Roms ont été renvoyés chez eux, ce qui porte à 8.313 le nombre de Roumains et Bulgares issus de cette communauté reconduits depuis le début de l'année, indique le ministère de l'Immigration.

Laure Bretton, édité par Clément Guillou