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Huée à son arrivée sur l'île de Sein plus tôt que prévu, Marine Le Pen dénonce des "antifas"

La présidente du Rassemblement national a été accueillie sous les sifflets en Bretagne ce mercredi, où elle était venue rendre hommage au général de Gaulle.

Huée lors de son déplacement à l'île de Sein en hommage au général de Gaulle ce mercredi, Marine Le Pen a dénoncé les actions "des antifas" lors d'une conférence de presse. Alors qu'elle avait prévu de se rendre sur place ce jeudi, date anniversaire de l'appel du 18 juin, la présidente du RN a avancé son déplacement d'un jour, devant l'indignation du maire et des habitants, contraints d'abréger les célébrations prévues ce jeudi.

"Etre venue en train, d'assez loin tout de même, là où finit la terre, sans avoir pu participer à la commémoration ne me réjouit pas. Mais il en est de la responsabilité de ces milices d'extrême-gauche, dits 'antifas', qui maintenant de manière systématique empêchent la démocratie de fonctionner.

"Les préfets ne font plus leur travail"

Ces "antifas", selon Marine Le Pen, "font acte de violences, de violences de plus en plus graves. On a pu le voir hier à Paris, à Dijon" et ils ont gâché "la manifestation des soignants, celles des gilets jaunes, celles des travailleurs du 1er mai".

"Et parallèlement à cette violence et à ces comportements anti-républicains, les hauts représentants de l'Etat que sont les préfets ne font plus non plus leur travail", estime la présidente du RN. "Ils se prennent pour des militants, ils organisent la contestation, ils la font naître, la nourrissent. Et lorsqu'on leur demande d'assurer notre sécurité, eh bien ils nous répondent avec mépris qu'ils verront s'ils envisagent de réagir".
Jeanne Bulant