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Marine Le Pen sur la sortie de l'euro: "Nous allons voir"

Marine Le Pen sur France 2.

Marine Le Pen sur France 2. - Philippe LOPEZ / AFP

Marine Le Pen s'est exprimée sur la question de l'euro ce jeudi soir sur le plateau de L'Emission politique de France 2. Elle n'a pas indiqué de cap clair à ce sujet.

Marine Le Pen, présidente du Front national, a répondu jeudi soir sur France 2 "nous allons voir" lorsqu'elle a été interrogée sur la question de savoir si elle souhaitait toujours sortir de l'euro, pourtant l'une des propositions FN phares des dernières années.

A la question "Vous demandez toujours la sortie de l'euro ?", la finaliste de l'élection présidentielle a répondu "Nous allons voir" lors de "L'Emission politique". "Nous allons voir si M. Macron va réussir à obtenir (...) que la BCE ne soit plus indépendante, qu'elle réponde donc aux injonctions des Etats et que la masse monétaire de la BCE n'aille plus aux banques mais aux Etats." "Si tout ceci se déroule, ça sera merveilleux", a souri la patronne du FN. "J'ai une vision pragmatique, je n'ai pas une vision idéologique de la monnaie. Si l'euro était positif pour la France, après tout, je me contenterais de l'euro, mais je considère qu'il continue à être négatif", a-t-elle poursuivi.

Mais Marine Le Pen a mis en garde: "Si la souveraineté monétaire n'est pas rendue à la France, si l'Allemagne ne souhaite pas reverser ce qu'elle doit en vertu de ce qui devrait être la solidarité européenne, si la BCE continue à financer l'économie virtuelle et non l'économie réelle, il n'y aura pas d'autre choix que de terminer ce processus par le recouvrement d'une monnaie nationale".

Une évolution courant sur plusieurs mois 

Marine Le Pen n'a cessé ces derniers mois de mettre de l'eau dans son vin s'agissant de la question de l'euro, a noté Le Figaro sur son site internet. Sa dernière campagne présidentielle avait ainsi été placée sous les couleurs de la sortie de la monnaie unique européenne. Le point n°35 de son programme défendait ainsi "le rétablissement d'une monnaie nationale adaptée à notre économie". Mais l'entre-deux tours, en raison de son alliance avec Nicolas Dupont-Aignan, leader souverainiste défavorable à la sortie de l'euro, avait vu sa position évoluer. "Cela fait assez longtemps que je réclame la transformation de la monnaie unique vers la monnaie commune", avait-elle dit sur notre antenne le 30 avril. Elle n'insistait donc plus sur le retour à la devise nationale mais sur le maintien d'une monnaie européenne. 

Florian Philippot, numéro deux du Front national pendant plusieurs années, a été marginalisé puis est parti notamment en raison de cette réorientation économique. 
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Marine Le Pen

Robin Verner avec AFP