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Macron riposte aux attaques de Valls et Juppé

En déplacement à Strasbourg ce mardi alors que sa première "conférence-meeting" doit s'y dérouler dans la soirée, Emmanuel Macron en a profité pour répondre aux piques lancées par Alain Juppé et Manuel Valls le week-end dernier.

A peine descendu du train à Strasbourg ce mardi, Emmanuel Macron n'a pas perdu une minute et s'est armé d'arguments pour répondre aux critiques lancées par Alain Juppé et Manuel Valls.

Juppé et son "arrogance étonnante"

Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, a exclu dans le Journal du Dimanche de nommer Emmanuel Macron comme Premier ministre s'il est élu Président en 2017, car il ne le trouve "ni compétent, ni loyal".

"J'ai noté une arrogance étonnante mais peut-être est-ce un retour aux origines d'Alain Juppé, qui considère qu'il est temps aujourd'hui pour lui de choisir des Premiers ministres et de donner les bons points et les mauvais points", a rétorqué l'ancien ministre de l'Economie.

Le fondateur du mouvement En Marche! a affirmé ne pas être "dans la même démarche" que ses détracteurs. "Moi, j'écoute les Français et je vais commencer justement à construire et proposer avec eux", a-t-il poursuivi avant de déclarer ne pas avoir "la même approche des choses ni du temps démocratique, ni de ce à quoi aspirent nos concitoyens".

Au tour de Valls

Après avoir affiché son avis sur le maire de Bordeaux, Emmanuel Macron a répliqué aux piques lancées par Manuel Valls, qui a récemment assimilé les propos de l'ancien banquier sur la laïcité à une forme de populisme.

"Je parle aux gens et je les écoute, je ne crois pas que ça s'appelle du populisme mais ça s'appelle la démocratie", a répondu Emmanuel Macron.

Le Premier ministre avait notamment expliqué les "deux désaccords" qu'il entretenait avec lui. "Ce que j'ai appelé une forme de populisme light, c'est-à-dire la mise en cause des corps intermédiaires (…) puis sur la laïcité (…). Je lui dis très simplement, très calmement, c'est ne rien comprendre à ce qu'est l'essence même de la laïcité", a affirmé Manuel Valls il y a quelques jours.

"La laïcité, c'est une liberté. Elle est exigeante, elle doit être respectée et ce n'est pas un principe de fermeture et d'interdiction", selon le fondateur du mouvement En Marche!.

Emmanuel Macron s'est notamment comparé à Aristide Briand, "qui n'a pas été dans le laïcisme dans lequel les responsables politiques s'enferment trop souvent".

Julie Breon avec AFP