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Macron réagit à l'intrusion à la CFDT: "Ces violences sont une honte pour notre démocratie"

Emmanuel Macron le 15 janvier 2020

Emmanuel Macron le 15 janvier 2020 - Yoan Valat - POOL - AFP

D'autres membres de la majorité présidentielle, tels que Muriel Pénicaud et Benjamin Griveaux, ont eux aussi condamné l'action menée au siège de la CFDT.

"Ces violences sont une honte pour notre démocratie", a déclaré vendredi sur LCI Emmanuel Macron à propos de l'intrusion dans l'après-midi d'opposants à la réforme des retraites au siège de la CFDT.

"Je condamne avec la plus grande fermeté ce qui s'est passé cet après-midi. J'ai appelé le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, les violences à l'égard de syndicalistes, quelles que soient d'ailleurs les confédérations syndicales, sont une honte pour notre démocratie et inacceptables", a déclaré le chef de l'Etat.

"Je veux apporter toute ma solidarité non seulement à cette confédération syndicale mais à ses salariés et ses engagés qui ont subi ces agressions. La justice passera, je l'espère, le plus vite possible", a ajouté le président de la République.

"Il est clair que le débat démocratique n'est possible que dans le calme et dans le respect (...) Dans une démocratie, les idées peuvent s'échanger. On vote pour choisir ses dirigeants, ce sont nos représentants qui votent nos lois. Cette liberté, elle requiert le respect, elle requiert la décence, elle doit condamner tous les discours de haine et de brutalité", a dit Emmanuel Macron.

Laurent Berger parle "d'agressions"

Des opposants à la réforme des retraites se sont introduits "violemment" vendredi dans les locaux de la CFDT à Paris, où ils ont "agressé verbalement et physiquement des salariés", a dénoncé dans un tweet le secrétaire général de la confédération, Laurent Berger.

De nombreux responsables politiques de la majorité comme de l'opposition ont condamné cette intrusion et exprimé leur solidarité à la CFDT.

"Sans syndicats, pas de démocratie sociale. Aucun désaccord ne peut se régler dans l'intimidation ou la violence", a insisté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. "Ceux qui font cela agissent contre le droit syndical et contre la démocratie", a quant à elle estimé la ministre du travail Muriel Pénicaud, faisant référence aux grévistes ayant pénétré au siège de la CFDT.

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Ju. M. avec AFP