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Macron critiqué sur la place faite aux femmes dans le gouvernement Philippe

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- - Quelques nouveaux ministres - Image BFMTV

Malgré une parité parfaite, l'absence de Ministère du droits des femmes, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, et la présence d'une seule femme à la tête d'un des ministères régaliens, ont fait pleuvoir les critiques sur le nouveau gouvernement.

Emmanuel Macron manque une première marche. La nomination de son nouveau gouvernement mercredi a révélé l'absence d'un ministère des Droits des Femmes, contrairement à ce qu'avait promis le candidat d'En marche! en avril dernier. Si un tel ministère n'a pas été créé, un Secrétariat d'Etat a été confié à Marlène Schiappa, écrivaine et présidente de l'association "Maman travaille". De plus, les clés d'un seul ministère régalien, ont été confiées à une femme, trop peu selon le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes notamment.

Un seul ministère régalien confié à une femme

Si comme il l'avait annoncé, le nouveau gouvernement est paritaire (onze femmes et onze hommes), le Parti socialiste, a regretté l'absence d'un ministère réservé aux droits des femmes: "On regrettera le non respect de plusieurs engagements pris par Emmanuel Macron devant les Français: le gouvernement regroupe 22 membres au lieu des 15 promis et li n'y aura pas de ministère plein et entier des Droits des Femmes".

Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a salué dans un communiqué un gouvernement "strictement paritaire", soulignant cependant qu'une seule femme occupe l'un des ministères régaliens", Sylvie Goulard, la nouvelle ministre des Armées. Le HCE a également mis en garde au respect de la parité "dans l’exigence républicaine et démocratique de parité" lors de la constitution des cabinets ministériels.

"Si le HCE regrette que les droits des femmes ne soient plus portés par un.e ministre de plein exercice, il espère que le positionnement auprès du Premier ministre sera la garantie d’une politique d’égalité véritablement transversale et interministérielle", ajoute le communiqué.

La "plume phallocrate" d'Édouard Philippe

L'association "Les effronté-e-s", attaque Edouard Philippe le nouveau premier ministre, pour avoir "voté contre la loi de lutte contre le système prostitutionnel" et avoir "une plume phallocrate". L'association féministe note comme le HCE, qu'une seule femme occupe un ministère régalien et regrette que le Ministère du droits des femmes ne soit "plus qu'un Secrétariat d'Etat confié à Madame Marlène Schiappa."

"Les effronté-e-s auraient pu espérer que dans un pays où les inégalités, les violences sexistes et les meurtres conjugaux sont encore aussi énormes, la mission de les éradiquer aurait mérité un vrai Ministère dédié et mobilisé ! (...) Les effronté-e-s continuerons, avec le mouvement féministe, à grossir cette vague de conscientisation et de mobilisation jusqu'à ce que notre cause soit enfin vu avec un grand F et obtienne un grand M (comme Ministère)."

G.D.