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Lorsque Macron se "méfiait" de Hamon et accusait Valls d'avoir trahi Hollande

Emmanuel Macron Manuel Valls à Alger, le 10 avril 2016

Emmanuel Macron Manuel Valls à Alger, le 10 avril 2016 - Farouk Batiche - AFP

Dans le documentaire intitulé Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire diffusé ce lundi soir sur TF1, une séquence montre Emmanuel Macron donnant son avis en décembre 2016 sur les candidats à la primaire à gauche, juste après le renoncement de François Hollande.

TF1 diffusait ce lundi soir un documentaire intitulé Emmanuel Macron, les coulisses d’une victoire, où l'on peut suivre pas à pas le déroulement de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. L'une des séquences s'est attachée au 1er décembre 2016. Après que l'équipe rapprochée du candidat a écouté la déclaration par laquelle François Hollande renonçait à briguer un second mandat, elle reçoit une heure plus tard le coup de fil d'Emmanuel Macron. La discussion roule sur la primaire, désormais principale échéance de la majorité sortante. 

Stéphane Séjourné, chargé des relations avec les élus dans son équipe, pose d'abord son analyse: "Si t’es dans la configuration Valls et l’opposition du Parti socialiste, le deuxième tour de Valls…il n’a pas de report de voix. Tous les reports de voix de Benoît ils se font sur Arnaud et vice-versa." Emmanuel Macron semble mettre une petite pièce sur les chances de Benoît Hamon. "Benoît, il faut s’en méfier…", dit-il, avant d'être interrompu par plusieurs membres de son entourage: "Oui mais il ne tient pas. Il ne tient pas ses mecs."

"S'il y a un traître"

Emmanuel Macron passe alors au cas d'Emmanuel Valls dont il évoque le comportement lors de ses dernières semaines auprès de François Hollande:

"Pour beaucoup de sympathisants hollandais, le report sur Valls sera très compliqué. Là-dessus, il faut dire que j’ai quitté le gouvernement pour ne pas être témoin de ce cynisme, et que ceux qui, la main sur le cœur, faisaient montre de générosité et de soutien au président, on l’a vu, ces dernières semaines, ça a été un impeachment de l’intérieur et une vraie trahison sans prise de risque personnelle."

Il conclut: "Si il y a un traître, quelqu’un qui a flingué Hollande, c’est Valls". 

R.V.