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Lors du 1er-Mai, il y a eu "des charges policières sans raison" dénonce Philippe Martinez

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT sur le plateau de BFMTV, le 5 mai 2019.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT sur le plateau de BFMTV, le 5 mai 2019. - Capture BFMTV

Invité sur le plateau de BFMTV, le secrétaire général de la CGT a critiqué le maintien de l'ordre du 1er-Mai, estimant que Christophe Castaner était dans une "logique pour faire peur".

"Le 1er-Mai a été "très réussi", juge Philippe Martinez, invité sur le plateau de BFMTV ce dimanche, saluant "la forte mobilisation des travailleurs, des jeunes, des retraités". En revanche, il estime que ce qu'il s'est passé à la Pitié-Salpêtrière est le résultat d'une "logique pour faire peur" instaurée par Christophe Castaner.

La "pression" de Castaner et "son préfet"

Interrogé sur la polémique suite aux propos du ministère de l'Intérieur concernant une "attaque" et "une intrusion violente" au sein du service de réanimation de l'hôpital parisien, le secrétaire général de la CGT a lancé: “Avant de parler on se renseigne !”

Philippe Martinez est revenu sur "le climat qui a régné avant et pendant cette manifestation", où Christophe Castaner "a mis la pression, avec son préfet" en évoquant la venue de "milliers de black blocs à Paris".

Une "logique pour faire peur"

C'était un "climat très pesant", regrette-t-il, ajoutant qu'il y a eu “des charges policières sans raison” et “des gens qui ont été empêchés d'accéder à la manifestation". "Il n’y avait aucune raison que les forces de l’ordre chargent le cortège syndical”, a-t-il répété.

“Il est dans cette logique pour faire peur (...) Son objectif était que la manifestation ne se déroule pas”, avance le secrétaire général de la CGT.

Au début de la manifestation syndicale parisienne mercredi, Philippe Martinez lui-même a été contraint de quitter le cortège de tête: “J’ai été obligé de prendre du recul car les gaz lacrymogènes ne sont pas très bons à respirer”, a-t-il ironisé.

Esther Paolini