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Christophe Castaner: "je n'aurais pas dû employer le mot d'"attaque" de la Pitié-Salpêtrière

Depuis la ville varoise de Toulon où il est en déplacement ce vendredi, Christophe Castaner est revenu sur le mot d'"attaque", utilisé par lui au soir du 1er-mai, après la tentative d'intrusion de quelques manifestants dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Vivement critiqué, il a effectué un mea culpa a minima, préférant désormais parler d'"intrusion violente".

Contraint, forcé par la polémique qui monte de toutes parts autour de lui, le ministre de l'Intérieur a fini par revenir sur les propos qu'il avait tenus le 1er-mai au soir en marge d'un déplacement à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière. Sans se déjuger sur l'essentiel, il a livré, ce vendredi lors d'un déplacement à Toulon dans le Var, un mea culpa minimal.

Pour mémoire, il avait décrit mercredi soir la tentative de quelques dizaines de manifestants d'entrer dans le service réanimation de l'établissement comme une "attaque", développant même sur Twitter peu après: "Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger."

Cette vision des choses, largement infirmée dans les heures qui ont suivi par le travail journalistique et des vidéos, a suscité la colère d'une part de l'opinion et de l'opposition. Christophe Castaner a relativisé sur ce dernier point: "Si on changeait de ministre de l'Intérieur à chaque fois que l'opposition le demandait, on en changerait toutes les semaines". 

"J'entends le reproche" 

Il a par ailleurs retracé l'origine de ses propos initiaux: "J'ai échangé avec le personnel de l'hôpital. Ils m'ont raconté une intrusion, des insultes, l'enceinte forcée. Ils ont évoqué des dégradations". Il a ensuite parlé de la directrice générale de l'hôpital avec laquelle il s'est également entretenu: "Elle a essayé de dialoguer avec les manifestants et a noté, et je la cite: 'une certaine agressivité, et violences verbales'". Il a alors lâché:

"'Intrusion violente' ce sont les mots de la directrice, 'attaque' est celui qui m’est venu le soir après avoir parlé avec le personnel. J’entends le reproche qu’on me fait. Je n'aurais pas dû employer le mot d''attaque'".

"Je déplore l'emballement médiatique et politique" 

Il a toutefois enchaîné aussitôt: "'Intrusion violente' est plus adapté et semble confirmé par les vidéos mais tenter de s’introduire dans des services inaccessibles au public sont des actes inadmissibles et très graves". 

Christophe Castaner a poursuivi: "l’enquête déterminera les faits. Mais cet incident devrait nous émouvoir et nous ouvrir les yeux et non être nié par une polémique absurde". "Je déplore l’emballement médiatique et politique", a-t-il encore ajouté. 

Robin Verner