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Livre de Trierweiler: la mise au point d'Hollande

François Hollande

François Hollande - Alain Jocard - AFP

Ukraine, Irak, Etat islamique, livre de son ex-compagne... Le président de la République a répondu aux questions des medias français au Pays de Galles où se trouve pour le sommet de l'Otan.

Ukraine, Irak, Etat islamique, livre de son ex-compagne, démission de Thomas Thévenoud... François Hollande s'est exprimé en marge du sommet de l'Otan à Newport au Pays de Galles. Voici ce qu'il fallait retenir de cette conférence de presse:

> Ukraine: en attente "de preuves" du cessez-le-feu

"Les sanctions en train d'être discutées" contre la Russie dans la crise ukrainienne "sont des instruments qui permettent de trouver une solution", a d'abord commenté le chef de l'Etat, avant d'ajouter: "Les sanctions seront levées à mesure que des preuves tangibles de cessez-le-feu auront été remarquées".

Un accord sur un cessez-le-feu a été signé vendredi à Minsk entre Kiev et les séparatistes prorusses, a annoncé la République populaire autoproclamée de Donetsk (DNR) sur son compte Twitter.

Par ailleurs, le chef de l'Etat a assuré que la communauté internationale n'a rien imposé à la France: "Il ne nous a jamais été contraint de suspendre le contrat sur les Mistral que la France doit livrer à la Russie, a dit François Hollande. Une décision sera prise fin octobre".

> Etat Islamique: "La France prête à participer à une coalition internationale"

"La menace est globale" a expliqué le président de la République au sujet de l'Etat islamique et "pas seulement en Irak". "Nous avons échangé avec le président Obama (dans le cadre du sommet de l'Otan) et l'aide que nous apportons est humanitaire, sécuritaire. Est-ce que nous pouvons faire davantage? La France est prête à participer dès lors qu'il y aura le cadre politique - une demande de l'Irak - et la légitimité internationale - celle des Nations unies".

Interrogée sur la coalition internationale contre l'Etat islamique, François Hollande a confirmé que la France était "prête à la rejoindre" mais n'a rien dit des détails de la mission confiée à cette coalition. Le chef de l'Etat a rappelé qu'il ambitionne d'organiser à Paris une conférence pour organiser la réponse internationale.

> Le livre de Valérie Trierweiler

"Nous sommes ici au Conseil de l'OTAN où se décide la paix, la guerre, la sécurité de l'Europe, de la France. Ce sont les seuls sujets qui m'ont mobilisé ces dernières 48 heures", a posé le chef de l'Etat en introduction à sa réponse à une question sur le livre de son ex-compagne Valérie Trierweiler.

Mais, "la fonction présidentielle doit être respectée, a-t-il enchaîné. Pas ma personne. Il s'agit de préserver nos institutions. En ce qui me concerne, je n'accepterai jamais que puisse être mis en cause ce qui est l'engagement de toute ma vie, de tout ce qui a fondé ma vie politique", a insisté le président de la République. Dans son livre, Valérie Trierweiler y écrit notamment que François Hollande appelle "les pauvres", les "sans-dents".

"Je ne laisserai pas mettre en cause la relation humaine que j'ai avec les plus fragiles, les plus modestes, les plus humbles, les plus pauvres, parce que je suis à leur service et parce que c'est ma raison d'être, tout simplement ma raison d'être", a-t-il asséné, ému.

> Sondages et popularité

"Ce n'est pas le lieu le plus approprié", juge François Hollande pour commenter les mauvais sondages sur sa personne. Pour autant, une dissolution de l'Assemblée nationale ou encore une démission de ses fonctions n'est pas à l'ordre du jour: "Je ne me départirais pas de mes responsabilités. Je ne dévierais pas de ma ligne de conduite. J'agis et j'agirai jusqu'au bout", a prévenu François Hollande.

"J'ai été élu pour 5 ans par le peuple français. (...) Il n'y a aucun sondage, aussi difficile soit-il, qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République", a assuré François Hollande.

S.A.