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Xavier Bertrand tacle Nicolas Sarkozy et son bilan à l'Elysée

Xavier Bertrand se montre sévère envers Nicolas Sarkozy

Xavier Bertrand se montre sévère envers Nicolas Sarkozy - -

"L'affaire Bygmalion jette un doute terrible sur la campagne présidentielle de 2012 et sur l'UMP", regrette l'ancien ministre qui n'exclut pas de porter candidat à la primaire interne de l'UMP en vue de la présidentielle de 2017.

Le député UMP et ancien ministre Xavier Bertrand estime que la politique menée par Nicolas Sarkozy à l'Elysée "n'a pas été à la hauteur de l'exigence de vérité et de résultat", dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche. Alors que l'ancien chef de l'Etat a prévu de revenir officiellement à la fin de l'été, interrogé sur la volonté de Nicolas Sarkozy de "tout changer", Xavier Bertrand répond : "Lui ne changera donc jamais! Tout changer, la rupture, c'était déjà la promesse de 2007. Et c'est parce que cette promesse n'a pas été tenue que nous avons perdu en 2012".

Réaffirmant sa volonté de se présenter à la primaire prévue en 2016 pour désigner le candidat de l'UMP à la présidentielle, il renouvelle sa préférence pour François Baroin pour la présidence de l'UMP. "Si Nicolas Sarkozy décide de revenir sur son engagement d'arrêter la politique, c'est son droit. Mais c'est à l'occasion de la primaire que cela peut se faire", lance-t-il. Pour l'heure, l'ancien président de la République refuse cette option.

"Réinstaurer la confiance" après Bygmalion

"L'affaire Bygmalion jette un doute terrible sur la campagne présidentielle de 2012 et sur l'UMP, estime Xavier Bertrand. Dans l'intérêt du mouvement, par respect pour nos électeurs, tous ceux qui sont concernés et qui auront à répondre aux enquêteurs doivent se tenir à l'écart. Je ne suis pas le seul à le penser. [...] À présent, pour réinstaurer la confiance, il faut redonner la parole à la base de l'UMP, c'est-à-dire aux militants", poursuit-il.

Pour autant, l'ancien ministre assure qu'il ne se "trompe pas d'adversaire". "Mon opposition est vis-à-vis de François Hollande, pas vis-à-vis de l'ancien président. En revanche, personne ne m'empêchera de tirer les indispensables leçons de l'échec de 2012", conclut-il.

S.A.