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Xavier Bertrand a fait vérifier si des mouchards l'espionnaient dans son bureau

Le président de région Les Républicains Xavier Bertrand

Le président de région Les Républicains Xavier Bertrand - Philippe Huguen - AFP

Xavier Bertrand a fait la chasse aux micros-espions au conseil régional. Tout juste élu à la tête des Hauts-de-France, le nouveau président LR a mandaté une entreprise spécialisée pour vérifier qu'aucun mouchard ne l'espionnait à son insu.

Paranoïa ou prudence? Peu après son élection à la tête du conseil régional des Hauts-de-France en janvier dernier, Xavier Bertrand a fait appel à une entreprise chargée de vérifier l'absence de micros-espions dans ses bureaux, rapporte France 3 Nord Pas-de-Calais. Si l'opération a coûté 5.000 euros, aucun mouchard n'a été trouvé.

"Cela n'a rien d'exceptionnel"

Rien de bien original, selon l'entourage du président LR, qui estime qu'une telle initiative est tout à fait banale.

"Il nous a été recommandé de le faire, assure un proche de Xavier Bertrand à la chaîne de télévision régionale. Des gens dont la sécurité est le métier nous ont dit que cela se faisait en cas d'alternance, ou dans des grandes entreprises ou institutions. Le but est simplement de sécuriser les bureaux du cabinet du Président, de certains élus, s'assurer qu'il n'y a aucun problème. Cela n'a rien d'exceptionnel."

Un "dépoussiérage"

Ce que confirme le responsable d'une entreprise de sécurité qui réalise ce type d'interventions, pour France 3 Nord Pas-de-Calais.

"Oui, ça se fait dans les institutions où il y a une changement d'équipe. On appelle ça un "dépoussiérage" ou audit de sécurité. Il peut y avoir des soupçons vis-à-vis de l'ancienne équipe ou de quelqu'un en interne, très lié à l'ancienne équipe mais qui est resté. Des entreprises font également appel à nous pour nettoyer leurs locaux", assure le spécialiste, qui reconnaît tout de même qu'il est "assez rare de trouver des choses".

"S'assurer d'une certaine discrétion"

Daniel Percheron, le prédécesseur socialiste de Xavier Bertrand, comprend la démarche. Tenu par la gauche depuis 1986, le conseil régional a basculé pour la première fois à droite en début d'année.

"L'impact de son élection a été national. La couverture médiatique a été nationale, remarque-t-il pour France 3. Je comprends qu'il veuille s'assurer d'une certaine discrétion. Mais Percheron n'est pas James Bond! Il ne vient pas à l'idée que Xavier Bertrand ait pu se méfier de ses prédécesseurs. Mais qu'il ait été à attentif à ne pas être écouté, je le comprends."

C.H.A.