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Voter Hollande serait "une douleur extrême" pour Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Marseille le 27 octobre 2016

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting à Marseille le 27 octobre 2016 - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Le candidat à la primaire de la droite a précisé les propos qu'il a tenus jeudi sur RMC et BFMTV. Nicolas Sarkozy affirme que ce serait pour lui "une douleur extrême" de devoir voter en faveur du président François Hollande s'il faisait face à Marine Le Pen lors du second tour de l'élection présidentielle, a-t-il assuré dans un entretien ce samedi à Nice Matin.

Soulignant que "ce cas de figure est hautement improbable", l'ancien président de la République assure qu'un tel vote "ne veut pas dire qu'(il) veut le changement du ni-ni en front républicain", contre lequel il a été "toute (sa) vie".

"Pour que Hollande soit au second tour de la présidentielle, il faudrait que la gauche arrive devant la droite républicaine au premier tour. Ensuite, je ne crois pas au front républicain: je pense que l'alliance entre le parti socialiste et l'opposition crée un espace formidable pour les extrêmes, c'est pour ça que je suis pour le ni-ni aux départementales, aux régionales, et même aux législatives."

"Pas de gaieté de cœur"

Il ajoute: "Là, on me parle de l'élection présidentielle: je ne voterai pas Mme le Pen.(...) Ensuite, M. Bourdin me demande si cela signifie que je voterai Hollande... Ce serait une douleur extrême !" ajoute Nicolas Sarkozy après avoir déclaré sur BFMTV et RMC qu'en cas de duel entre François Hollande et la présidente du Front national, il voterait, "pas de gaieté de cœur", pour son successeur à l'Élysée.

"Il y a plusieurs solutions: le vote pour Hollande, l'abstention", précise-t-il pour le quotidien régional. "Les électeurs feraient ce qu'ils voudraient mais moi, dans tous les cas, je ne voterai pas pour Mme Le Pen. Je ne veux pas de Mme Le Pen à la présidence de la République française. Cela conduirait à l'explosion de l'Europe, à un isolement de la France dont nous n'avons pas besoin."

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP