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Un député LR veut imposer des prénoms français aux prétendants à la nationalité française 

Le député LR du Vaucluse Julien Aubert.

Le député LR du Vaucluse Julien Aubert. - Lionel BONAVENTURE / AFP

Julien Aubert, député LR du Vaucluse propose d'imposer aux prétendants à la nationalité française de choisir un prénom "adapté à la culture nationale".

Le député LR du Vaucluse Julien Aubert propose de choisir un prénom "adapté à la culture nationale" pour obtenir la nationalité française, et d'élargir l'interdiction du port du voile qui aurait un impact "sur le développement physique" des mineures.

"Plus adapté à la culture nationale"

Dans un livret de 18 propositions sur l'islam publié vendredi, le député part du principe que "la distinction usuelle entre islam et islamisme (...) ne correspond à aucune réalité religieuse établie" et assume "une préférence" pour la culture française d'origine judéo-chrétienne et gréco-latine".

Le volet "culturel et civilisationnel" de l'islam "pose plus de problèmes à la culture nationale" que le volet strictement religieux, estime l'élu, qui "assume défendre une position en faveur de l'assimilation républicaine", opposée "à une conception multiculturaliste".

Pour les prétendants à la nationalité française, Julien Aubert suggère de leur "imposer (...) de choisir un de leurs prénoms parmi ceux issus des différents calendriers français, et ceux des personnages connus de l'histoire nationale", qui soit "plus adapté à la culture nationale".

Le polémiste Eric Zemmour avait suscité une vive polémique lors d'une altercation avec la chroniqueuse Hapsatou Sy au sujet de son prénom, qui est, aux yeux de Eric Zemmour, une "insulte à la France".

Le député Rassemblement national (RN, ex-FN) Louis Aliot considère lui aussi qu'"on s'intègre mieux en adoptant un prénom de son pays d'accueil".

Carence en vitamine D

À propos du voile, Julien Aubert considère que "la coexistence de micro-nations sur un même territoire ne peut que conduire à l'affrontement" et prône de ce fait son interdiction dans tous les établissements publics, y compris les universités et les entreprises publiques. Mais il l'autorise dans la rue à condition qu'il y ait possibilité "d'enjoindre à quelqu'un de l'ôter".

Citant une étude jordanienne, le député s'interroge sur le port du voile par les mineures, qui pourrait "avoir une impact sur (leur) développement physique", avec "une carence en vitamine D, et "une perte de cheveux en cas de port prolongé".

Interrogé sur ces propositions par Sud Radio, le secrétaire général délégué des Républicains, Geoffroy Didier, a lui répondu : "Il faut que j'étudie ça de plus près. En tout cas, ma conviction c'est que chacun est libre de prénommer son enfant comme il le souhaite". Concernant le voile, il a estimé qu'il n'y avait "pas de débat interdit".

B.L. avec AFP