BFMTV

UMP: la nomination du trio Fillon/Raffarin/Juppé sera validée par un vote

Trois anciens premiers ministres dirigeront l'UMP de façon collégiale jusqu'à octobre: François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé.

Trois anciens premiers ministres dirigeront l'UMP de façon collégiale jusqu'à octobre: François Fillon, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé. - -

Un document interne dénonce les nombreuses irrégularités juridiques qui ont permis la nomination de la nouvelle direction à trois têtes mardi. Certains cadres de l'UMP entendent demander des explications lors du prochain bureau politique du parti.

Le triumvirat répond à la polémique. Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon ont fait savoir, samedi, que leur nomination à la tête de l'UMP, après la démission de Jean-François Copé, devra finalement "être validée par un vote formel" avant le 15 juin. "Cette solution, de nature politique, rendue nécessaire par les difficultés politiques, juridiques et financières auxquelles l'UMP fait face, a fait l'objet d'un large consensus au cours de cette réunion, et nous l'avons tous trois acceptée", écrivent les trois anciens Premiers ministres samedi dans un communiqué commun.

"Il nous paraît clair qu'elle devra être validée par un vote formel au cours d'un nouveau bureau politique statutaire avant le 15 juin", ajoutent-ils. "Dans cette attente, nous nous interdisons de prendre quelque décision que ce soit", affirment-ils.

Irrégularités

Quelques voix se sont élevées pour dénoncer une nomination irrégulière, selon les statuts de l'UMP votés en 2013. De l'absence de vote à la modification des statuts, un document interne que s'est procuré Le Lab d'Europe 1 épingle les nombreuses irrégularités qui ont conduit à cette décision, prise au cours d'une réunion non conforme du bureau politique de l'UMP mardi.

C'est logiquement Luc Chatel, vice-président délégué de l'UMP, qui aurait dû reprendre les rênes du parti en cas "en cas d'empêchement du Président de l'Union", jusqu'en octobre 2014, date du prochain congrès. Certains cadres de l'UMP, selon Le Lab, entendent bien manifester leur mécontentement, qui pourrait intervenir lors du prochain bureau politique du parti, prévu le mardi 3 juin.

C.P.