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Trafic d'influence: perquisitions chez l'avocat de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement à Berlin le 28 février dernier.

Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement à Berlin le 28 février dernier. - -

Une enquête pour "trafic d'influence" a été ouverte pour déterminer si Nicolas Sarkozy et son avocat ont tenté d'influencer un juge pour récupérer son agenda, utilisé dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

Une enquête "contre X" pour "trafic d'influence" et "violation du secret de l'instruction" est en cours. Elle vise à décrypter les relations qu'entretiennent Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog avec le haut magistrat Gilbert Azibert, avocat général auprès de la Cour de cassation.

L'avocat de Nicolas Sarkozy, Me Thierry Herzog, a fait l'objet mardi d'une perquisition dans le cadre de cette enquête, a-t-on appris mercredi de sources proches du dossier qui confirmaient une information de L'Express

La justice cherche à savoir si l'ancien président et son avocat ont tenté de s'assurer le soutien de Gilbert Azibert, qui doit rendre le 11 mars une décision de justice sur les agendas de Nicolas Sarkozy, saisis dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

Le haut-magistrat Gilbert Azibert, a également été la cible d'une perquisition, dans le cadre d'une série de perquisitions menées à Paris, Nice et Bordeaux.

L'ancien président souhaiterait que ces documents lui soient rendus et ne puissent plus être utilisés par la justice. Selon L'Express, ils révèlent des centaines de rendez-vous publics et privés du président et pourraient apporter des éléments sur certaines discussions.

Pas de mise en examen à cette heure

Sans confirmer l'identité des personnes visées, une source judiciaire a indiqué que dans le cadre de cette information judiciaire ouverte le 26 février, la première diligentée par le nouveau parquet national financier, "plusieurs perquisitions ont été menées le 4 mars aux domiciles respectifs d'un avocat et d'un magistrat du parquet général de la Cour de cassation ainsi que dans leurs locaux professionnels".

"Aucune personne n'a été mise en examen et l'information judiciaire se poursuit", a poursuivi la source judiciaire. Contactés par l'AFP, Me Herzog et Gilbert Azibert n'ont pas donné suite.

A. K. et A.D. avec AFP