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Sécurité, immigration: Sarkozy expose ses projets après s'être entretenu avec Hollande

Du rapport à la Russie dans la crise syrienne à la politique d'immigration de la France et de l'Europe, l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a exposé ses projets dans la cour de l'Elysée après s'être entretenu une heure avec François Hollande. 

"Le président Hollande a souhaité me rencontrer pour parler de la situation. Je lui ai dit qu'il me semblait qu'il fallait construire des réponses adaptées", a expliqué le président des Républicains Nicolas Sarkozy après s'être entretenu avec François Hollande pendant plus d'une heure à l'Elysée, deux jours après la vague d'attentats qui a fait au moins 129 morts. Et cette "réponse" passe par "une inflexion de notre politique étrangère, des décisions au plan européen et des modifications drastiques de notre politique de sécurité", a-t-il déclaré, "dans le respect des convictions qui sont les nôtres". "Le risque que de tels événements se reproduisent est réel", a ajouté Nicolas Sarkozy, un risque qui "s'étale sur un temps long".

L'ancien chef d'Etat avait déjà demandé publiquement samedi des "inflexions majeures" pour que "la sécurité des Français soit pleinement assurée".

"Le principe de précaution de ne doit pas être de rigueur seulement pour la Cop 21, a taclé Nicolas Sarkozy. Le devoir des responsables est de répondre aux inquiétudes des Français. La seule réponse qui compte c'est que les Français se sentent en sécurité, a-t-il conclu. Ce n'est pas le cas aujourd'hui".

"L'Europe doit se ressaisir" sur l'immigration

"Le mot de guerre n'est pas un mot qu'on prononce au hasard ou avec légèreté", a affirmé Nicolas Sarkozy alors que le mot a été utilisé par François Hollande lui-même puis par Manuel Valls. "Le gouvernement sera très attentif" à "toutes les propositions efficaces" de l'opposition en réaction aux attentats, a d'ailleurs affirmé dimanche le Premier ministre appelant à "l'union sacrée", quelques minutes après la prise de parole de l'ancien chef de l'Etat.

Sur le plan international, en Syrie, "nous avons besoin de tout le monde pour exterminer Daesh, et notamment de Russes, il ne peut pas y avoir deux coalitions en Syrie", a estimé Nicolas Sarkozy. "Sur le plan européen, l'Europe doit se ressaisir et déterminer les conditions d'une nouvelle politique de l'immigration".

"Il n'y a pas de lien naturellement, a-t-il ajouté dans la foulée. Mais enfin le problème se pose."

S.A.