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Sarkozy mis en examen: l'UMP parle d'"acharnement judiciaire"

Nicolas Sarkozy est désormais au coeur d'une procédure judiciaire.

Nicolas Sarkozy est désormais au coeur d'une procédure judiciaire. - -

Depuis la mise en examen de Nicolas Sarkozy jeudi soir, les réactions politiques font état d'un "acharnement" de la justice, et d'une décision "injuste".

La mise en examen de Nicolas Sarkozy a créé un coup de tonnerre dans la vie politique jeudi soir. Pour son avocat, Me Herzog, cette décision est "incohérente sur le plan juridique, et injuste". Le conseil a décidé de saisir "immédiatement la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux pour former un recours et pour demander la nullité, notamment de cette mise en examen."

À droite, certains ténors politiques parlent d'ores et déjà "d'acharnement" de la justice. Sur BFMTV, Thierry Mariani, vice-président de l'UMP, n'hésite pas à remettre en cause la probité du juge d'instruction Jean-Michel Gentil. "L'impartialité n'est pas la première des qualités de certains magistrats. Je me demande si certains juges rendent la justice au nom du peuple français, ou de leurs propres convictions."

Lionnel Luca a sonné une charge encore plus violente sur BFMTV, évoquant à demi-mot un complot au niveau présidentiel. "L'adversaire le plus dangereux pour François Hollande reste tout de même Nicolas Sarkozy, à qui il a succédé. Un certain nombre trouveront pratique de salir, ou tout du moins de compromettre l'adversaire le plus crédible du président de la République".

"Un relent politique évident"

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, a dénoncé des "méthode au relent politique évident". "Chacun remarquera que cette décision intervient 48H après la mise en cause d'un ministre socialiste sans doute pour faire compensation", écrit le député, membre de l'association des amis de Nicolas Sarkozy, dans un communiqué.

Il souligne que "Nicolas Sarkozy a déjà dit que ces allégations en pleine campagne présidentielle et sans le moindre début d'une preuve relevaient de l'argutie politicienne".

"Je dénonce ces méthodes au relent politique évident", ajoute-t-il en "espérant que la justice de notre pays ne permettra pas longtemps encore l'instrumentalisation de cette affaire".

Un "acharnement judiciaire"

Même son de cloche chez le secrétaire national de l'UMP Geoffroy Didier, lequel s'est dit "surpris et choqué". "Surpris car je suis persuadé de la parfaite intégrité de Nicolas Sarkozy, et choqué parce que j'observe un acharnement judiciaire contre lui", a-t-il dit sur BFMTV, estimant qu'il y avait un "traitement à part" de la Justice à l'égard de l'ancien président de la République. "Sans doute pour avoir dit certaines vérités et condamné certaines dérives du milieu judiciaire lorsqu'il était [chef de l'État], aujourd'hui, certains ont décidé de régler des comptes personnels avec Nicolas Sarkozy".


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