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Sarkozy enjoint les collaborateurs d'élus UMP à travailler gratuitement

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy - AFP

Dans un appel aux collaborateurs des élus UMP, Nicolas Sarkozy leur a demandé de s'investir, mais gratuitement, pour élaborer les contours de la formation politique qu'il compte mener à la présidentielle de 2017.

Redevenu président de l'UMP fin 2014, Nicolas Sarkozy nourrit de grandes ambitions pour sa formation politique, qu'il a promis de renouveler de fond en comble le plus rapidement possible. Malgré les caisses vides, qui ont forcé l'ex-secrétaire général Luc Chatel à se séparer d'une partie des collaborateurs réguliers, ce renouveau souhaité par l'ancien chef de l'Etat passe par un travail obscur et ingrat. Mais pour écrire des notes ou élaborer des stratégies, Nicolas Sarkozy a un plan tout simple, raconte Le Figaro mercredi.

A l'occasion de ses voeux aux attachés parlementaires, il les appelés à venir travailler pour le parti, une fois leur travail achevé auprès de leur élu. Autour d'un buffet saucisson - jus d'orange, raconte le quotidien, Nicolas Sarkozy a appuyé sur les ambitions personnelles des uns et des autres pour pousser les quelques 80 convives à donner de leur personne... bénévolement.

Un appel aux ambitieux... comme Wauquiez

"Quand on travaille dans la politique, c'est qu'on a de l'appétence pour le sujet, il n'est pas anormal d'avoir de l'ambition, de vouloir devenir soi-même élu", a lancé Nicolas Sarkozy à ces (futurs?) collaborateurs, prenant l'exemple de Laurent Wauquiez, présent à ses côtés. Et pourquoi leur demander de se déplacer jusqu'à la rue de Vaugirard (Paris 15e) dans ce cas? Nicolas Sarkozy "n'aime pas venir le matin dans un siège de parti vide". 

Mais si les heureux invités - ce ne fut pas le cas de tous les attachés parlementaires rattachés à un élu UMP - venaient à accepter, outre la rémunération nulle, ils doivent savoir que le café non plus n'est pas offert en échange de longues heures de travail.

En effet, finances limitées obligent, Nicolas a décidé de supprimer l'usage gratuit et à gogo des capsules de café dans tous les bureaux de son parti... sauf le sien. D'anciens hauts gradés comme Nadine Morano ou Rachida Dati s'étaient aussi vu supprimer certains privilèges comme des abonnements téléphone ou AFP.

S.A.