BFMTV

Sarkozy: cette mise en examen qui contrarie son retour en politique

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. - -

La mise en examen de Nicolas Sarkozy risque de contrarier son éventuel retour en politique en 2017, dont il était de plus en plus question.

Il surclassait François Fillon dans les sondages, évoquait un éventuel retour "par devoir" à la présidentielle 2017... Puis est venue la décision du juge Gentil. Alors que se multipliaient les rumeurs sur son come back politique, la mise en examen jeudi de Nicolas Sarkozy dans l'affaire Bettencourt pourrait couper court à ses ambitions politiques.

Car les soupçons d'abus de faiblesse qui pèsent sur l'ancien président de la République à l'encontre de la milliardaire Liliane Bettencourt viennent s'ajouter à d'autres dossiers. Premier d'entre eux: l'affaire Karachi, un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995. Il y a aussi l'affaire des sondages de l'Elysée, un contrat conclu sans appel d'offres en 2007.

En outre, l'ancien président tombe sous le coup d'une possible annulation de ses comptes de campagne lors de la dernière présidentielle. Le Conseil constitutionnel doit rendre sa décision dans les prochaines semaines.

Pas de tapis rouge à l'UMP

Et puis aux affaires judiciaires viennent s'ajouter les difficultés politiques. Malgré la grande popularité de Nicolas Sarkozy parmi les sympathisants UMP, le parti ne lui déroulera pas le tapis rouge. François Fillon, notamment, a récemment estimé que l'ancien président devrait se soumettre à la primaire de son parti pour gagner son statut de candidat à la présidentielle 2017.

Et cette mise en examen ne fait pas bon ménage avec le calendrier politique. Les délais nécessaires aux appels et aux pourvois en cassassion après la clôture du dossier par le juge ne permettent en effet pas d'envisager un procès en première instance avant fin 2014. Procès serait vraisemblablement suivi d'un autre en appel... Le tout risque de mener l'affaire pas loin de la prochaine présidentielle.

A LIRE AUSSI:

>> Duflot trouve "normale" la mise en examen de Sarkozy

>> REVUE DE PRESSE - Un coup de tonnerre judiciaire et politique

>> PORTRAIT - Qui est le juge Gentil?

A VOIR AUSSI:

>> Copé: "Deux mots me viennent: incompréhension et pugnacité"

>> Récit d'une soirée dans le bureau du juge

|||sondage|||648

M. T. avec Damien Fleurot