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Reconstruction de LR: selon Eric Woerth, il ne faut pas "rajouter de la discorde à nos 8%"

Alors que LR doit se préparer à trouver un successeur à Laurent Wauquiez, le député de l'Oise met en garde ses collègues contre le syndrome de la guerre des chefs, plaie récurrente de la droite française.

Après la démission surprise de Laurent Wauquiez, l'histoire se répétera-t-elle pour la droite? Sous la Ve République, son histoire est jalonnée de conflits ouverts entre ses dirigeants. Invité de notre antenne ce lundi, le député de l'Oise Eric Woerth, qui veut s'impliquer dans la "reconstruction" des Républicains, appelle à éviter ce syndrome récurrent de la guerre des chefs. Un risque qui pèsera sur le parti lorsque celui-ci devra se choisir un nouveau patron.

"L'élection à la présidence des Républicains, ça ne doit pas être l'élection de la discorde. On ne va pas rajouter de la discorde à nos 8%, je le déconseille", a-t-il insisté. 

Le président LR de la commission des finances de l'Assemblée nationale fait référence, en l'espèce, au score historiquement bas obtenu par son camp lors des élections européennes du 26 mai. La liste conduite par François-Xavier Bellamy a recueilli 8,48% des suffrages exprimés. 

"Élection de la concorde"

Conscient que la bataille politique qui va s'engager pour prendre le parti est dans l'ordre des choses, l'ex-ministre sarkozyste estime néanmoins qu'il faut imposer "des règles".

"On peut (...) travailler pour que ce soit l'élection de la concorde, (...) que sur le chemin de la reconstruction des Républicains, ce soit plutôt un caillou blanc qu'un caillou noir", affirme celui qui n'exclut pas de se présenter au scrutin. 
Jules Pecnard