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Primaire de la droite: Fillon a "entamé des discussions" avec l'UDI

François Fillon à l'Assemblée nationale le 20 octobre 2015.

François Fillon à l'Assemblée nationale le 20 octobre 2015. - Jacques Demarthon - AFP

François Fillon, candidat à la primaire de la droite, indique dans un entretien à La Voix du Nord à paraître mercredi avoir "entamé des consultations avec les dirigeants de l'UDI depuis des semaines", quelque jours après le rejet par les centristes de leur participation à la primaire.

"Quand il n'y a pas d'accord, il faut toujours se poser la question de savoir si on a tout fait pour qu'il y en ait un", explique-t-il. "J'ai entamé des consultations avec les dirigeants de l'UDI depuis des semaines. Ensemble, nous devons dresser les conditions d'un accord car la victoire sera collective", poursuit-il.

"Ce que je sens en sillonnant la France c'est que les électeurs centristes sont intéressés par mon projet et qu'ils iront voter à la primaire. D'abord, parce qu'elle désignera sans doute le prochain président de la République, ensuite parce qu'il y a une volonté de ne pas rééditer le match de 2012" garantit celui qui n'est pas bien placé actuellement dans les sondages pour cette échéance de fin novembre, distancé par Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

"Pas de bataille de chiffonniers devant les écrans"

Interrogé d'ailleurs sur ces sondages qui le placent parfois derrière l'ancien ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, le député de Paris qualifie ceux-ci de "fantaisistes".

"Dans les baromètres de popularité, je conserve l'estime des Français, loin devant certains de mes concurrents! Rien n'est figé. Les choses se préciseront en septembre quand les Français sauront qui est candidat, quels sont les programmes et comment est organisée l'élection", promet François Fillon, tout en garantissant qu'il n'y aura pas de "bataille de chiffonniers devant les écrans" lors des débats télévisés.

Les centristes de l'UDI (Union des démocrates et indépendants) ont voté dimanche contre une participation à la primaire de la droite, en l'absence d'accord à ce stade avec leur partenaire habituel, le parti Les Républicains.

la rédaction avec AFP