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Primaire à droite: les candidats en pleine course aux parrainages

Nicolas Sarkozy et François Fillon, entourés d'Alain Juppéet Bruno Le Maire lors de la campagne pour les élections régionales 2015.

Nicolas Sarkozy et François Fillon, entourés d'Alain Juppéet Bruno Le Maire lors de la campagne pour les élections régionales 2015. - Dominique Faget - AFP

Vendredi, les parrainages des 11 candidats à la primaire à droite devront être officialisés. Pour certains, la quête de ces précieux soutiens est ardue.

Chez Les Républicains, la campagne pour la primaire s’intensifie. Mais avant d’entrer dans la dernière ligne droite, la question des parrainages va se poser pour les 11 candidats. Ceux-ci doivent rassembler 25 parrainages de parlementaires, 250 élus de 30 départements différents et 2.500 adhérents à jour de cotisation pour pouvoir déposer leur candidature officielle.

"A l’inverse de la gauche, nos conditions sont plus rudes pour être candidats. Au moment où les électeurs devront se déplacer, il n’y aura donc plus que les ‘vrais’ candidats en lice", veut se réjouir Thierry Solère, responsable de l’organisation de la primaire, joint par BFMTV.com. Ce dernier table sur "trois ou quatre" candidats qui réussiront à franchir l’étape des parrainages.

Fillon aurait au moins 120 soutiens de parlementaires

Nicolas Sarkozy - qui ne s’est pas encore déclaré, Bruno Le Maire et Alain Juppé devraient s’en sortir et pourraient même tenter d’en récolter le plus possible, au-delà du minimum requis. Si Bruno Le Maire et Alain Juppé en comptent une trentaine, François Fillon, bien que mal placé dans les sondages, a entretenu son réseau de parlementaires et aurait l’assurance de récolter au moins 120 signatures, selon Le Parisien. Jean-Frédéric Poisson, lui, a vu sa candidature validée en tant que candidat du Parti chrétien-démocrate.

Qu’en sera-t-il pour les autres? "Certains sont candidats à la candidature", remarque Thierry Solère. Geoffroy Didier, Jacques Myard et Nadine Morano risquent ainsi de rencontrer des difficultés. Hervé Mariton, lui, se dit confiant: "Je suis serein, même s'il reste du travail à faire", explique-t-il dans Le Figaro. Selon lui, il bénéficierait d’une volonté des parlementaires de ne donner leur voix ni à Nicolas Sarkozy, Alain Juppé ou François Fillon.

Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, espère que l’argument de la parité peut jouer en sa faveur. La députée a dû renoncer à recevoir des parrainages venus de parlementaires de gauche. Le 29 mars dernier, le bureau politique de Les Républicains a décidé que cela serait impossible, à moins que les parlementaires de gauche acceptent de signer une charte d'adhésion au vote de la droite. Un coup dur pour la conseillère de Paris. "Certains vont dire que les règles sont trop dures, mais on n’est pas là pour la notoriété qu’apporte un scrutin. On cherche à sélectionner le prochain candidat à la présidentielle!", rappelle Thierry Solère.

Copé, parrainé de justesse?

Jean-François Copé, enfin, semble revenir de loin. Sa directrice de campagne assure comptabiliser "environ 25 promesses de parrainages de députés et sénateurs", selon France Info. Mais autour du maire de Meaux, on ne cache pas les difficultés de l’initiative. "Il ne s’attendait pas à ce que ce soit si dur", confie l’un de ses amis. Au Parisien, un ténor de droite souligne les difficultés qu’aurait eu Jean-François Copé pour trouver des soutiens dans son propre département, en Seine-et-Marne.

Affaire réglée, donc? Il faudra encore attendre vendredi pour savoir combien exactement de parrainages chaque candidat a reçu. Le formulaire à signer - un pour les adhérents, un autre pour les élus - sera en ligne sur le site de l’élection. Mais des surprises de dernière minute ne sont pas à exclure. Car un élu ne pourra parrainer qu’un seul candidat, et une fois envoyés, les formulaires de parrainages seront aussitôt validés. Pas question donc de changer d’avis. Avant de parrainer, les parlementaires devront y réfléchir à deux fois.

A. K. et O. L.