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Présidentielle: Fenech regrette que Wauquiez et Baroin n'aient pas eu "l'audace de Macron"

Georges Fenech, alors député du Rhône, sur les bancs de l'Assemblée nationale, en février 2017

Georges Fenech, alors député du Rhône, sur les bancs de l'Assemblée nationale, en février 2017 - ALAIN JOCARD / AFP

Invité sur BFMTV à l'occasion de la sortie de son livre sur les coulisses de la campagne présidentielle menée par la droite, l'ancien député LR du Rhône a livré son analyse sur la déroute de son camp.

"Je suis un homme libre, j'ai une parole libre", assure Georges Fenech, l'un des premiers élus Les Républicains à avoir dénoncé le maintien de François Fillon dans la course à la présidentielle après les révélations sur les soupçons d'emplois fictifs de l'épouse et des enfants du candidat. 

Deux mois à peine après l'élection d'Emmanuel Macron, l'ancien député du Rhône, battu aux élections législatives par un candidat La République en marche, a souhaité témoigner sur les coulisses de la campagne présidentielle de la droite et du centre dans un livre intitulé "Qui imagine le Général de Gaulle mis en examen? Chronique secrète dune élection imperdable".

"J'ai assisté à la déchirure de ma famille politique, cela a été une longue descente aux enfers. La citadelle s'est écroulée et nous allons vers un très long purgatoire. C'est ce que j'ai essayé d'empêcher mais je n'y suis pas arrivé", regrette-t-il.

"Je n'ai épargné personne dans ce livre"

"Que mes amis me pardonnent, je n'ai épargné personne dans ce livre", prévient-il même s'il assure ne pas l'avoir écrit "pour rendre des comptes". Georges Fenech dénonce un "bal des hypocrites", expliquant que certains responsables des Républicains lui "tenaient un certain discours en privé mais déclaraient autre chose publiquement". Il va même jusqu'à comparer son parti à une "secte", dirigé par un "gourou" qui les a "pris en otage".

Pour Georges Fenech, si le retour d'Alain Juppé aurait pu éviter la déroute de la droite, les jeunes responsables du parti comme François Baroin et Laurent Wauquiez auraient également pu être de bonnes alternatives. "Ils avaient envie de se présenter à la primaire, mais ils n'ont pas osé", regrette-t-il. "Ils n'ont pas eu le courage ni l'audace de Macron", déplore Georges Fenech, qui s'est souvent montré hostile à l'égard du nouveau président.

Mélanie Rostagnat