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Pour Sarkozy, la France "pays chrétien" doit être "respectée" par "ceux qui veulent y vivre"

Le président des Républicains a mené un discours portant sur "les valeurs" mercredi soir à Lille, devant quelque 800 personnes.

Nicolas Sarkozy, président des Républicains et vrai-faux candidat à la primaire de la droite pour 2017, revêt tous les jours un peu plus ses habits de campagne, comme il l'a de nouveau montré mercredi dans le Nord avec un discours "fondateur" sur les valeurs. Devant environ 800 personnes, Nicolas Sarkozy a exalté la France, "pays chrétien dans sa culture et dans ses moeurs, un pays ouvert, accueillant, tolérant", "un pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre".

"Dans les années qui viennent, la France restera-t-elle la France? C'est cela le premier défi. Le plus grand. Le plus fondamental", a-t-il ajouté. Pas moins d'une quarantaine de parlementaires, dont le chiraquien François Baroin, président de l'Association des maires de France, qui vient d'officialiser son soutien, Eric Woerth, le numéro trois du parti, Eric Ciotti, Guillaume Larrivé, Christian Jacob ou Rachida Dati, assistaient à ce discours.

"Cela gêne le peuple"

Pour l'ex-chef de l'Etat, il s'agit de "nommer les choses sans détour. Nommer le réel. Dire que la France est un pays d'empreinte et de tradition chrétiennes (...) L'immigration massive et le communautarisme ont créé une prise de conscience du fait qu'il y avait quelque chose qui ne tournait plus rond en France" et si "cela ne gêne pas nos prétendus progressistes, cela gêne le peuple", a-t-il affirmé.

"Les chrétiens ne gouvernent pas la France, c'est cela la séparation de l'Eglise et de l'Etat", mais "c'est un pays chrétien dans sa culture et dans ses moeurs. C'est un pays ouvert, accueillant, tolérant et c'est ce pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre".

Devant Gérald Darmanin, maire de Tourcoing, qui vient d'envoyer à tous les candidats de la primaire un long texte intitulé "Plaidoyer pour un islam français" dans lequel il appelle à une "concorde", Nicolas Sarkozy a redit que "nous devons urgemment fixer les règles d'un nouvel islam de France". "Ce n'est pas un discours politique", a tenu à préciser Nicolas Sarkozy au milieu de son discours, mais le résultat d'une maturation", le discours de "toute une vie politique". Il a néanmoins saisi l'occasion pour tacler Alain Juppé, son principal concurrent pour la primaire, à laquelle il ne devrait déclarer sa candidature que vers la fin du mois d'août.

la rédaction avec AFP