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Pour les Républicains, Emmanuel Macron "braconne" avant de "rétropédaler"

Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron. - Florian David - AFP

La petite sortie d'Emmanuel Macron vendredi continue de faire réagir. Et c'est à droite qu'on se frotte les mains après les déclarations du ministre de l'Economie qui aurait assuré en off que le statut des fonctionnaires n'était "plus adéquat", "plus justifiable". Et du côté des Républicains ont ironise sur ce qu'ils considèrent comme une tentative de chasser sur leurs terres de la part du patron de Bercy.

"Après la critique des 35 heures, la remise en cause du contrat de travail, et celle de l'assurance chômage, c'est au statut de la fonction publique que s'attaque Emmanuel Macron. Force est de constater que le ministre de l'Economie braconne dans les idées des Républicains pour se faire une publicité à bon compte", a déclaré le porte-parole de LR, Sébastien Huyghe, dans un communiqué.

"Nous pourrions nous réjouir de voir nos idées et nos valeurs l'emporter et trouver un écho, y compris sur la gauche de l'échiquier politique. Cependant, les déclarations de M. Macron ne sont jamais suivies d'effets, pire elles sont toujours suivies d'un rétropédalage de leur auteur après que celui-ci ait été tancé plus ou moins vertement par François Hollande ou Manuel Valls, gardiens de la doxa socialiste", a poursuivi le député du Nord.

"Vous ne me ferez pas tomber"

La droite qui est pourtant pas à l'abri de ce genre d'attitude. En 2011, Christian Jacob, à peine élu patron des députés UMP l'Assemblée, avait été fermement recadré par François Fillon après s'être interrogé dans la presse sur "la pertinence" de "l'embauche à vie des fonctionnaires". "Un débat dangereux et inutile", avait tranché le Premier ministre de l'époque. 

Après avoir déclenché la polémique avec cette phrase sur la fonction publique énoncée à l'occasion d'un groupe de réflexion, Emmanuel Macron a assuré ne pas vouloir s'engager sur cette réforme. Samedi, alors qu'il accueillait du public à Bercy à l'occasion des Journées du Patrimoine, Emmanuel Macron a réagi en confiant que pour lui "la vie vaut mieux que des petites phrases". Avant de conclure: "Vous ne me ferez tomber ni dans la langue de bois, ni dans la provocation".

J.C. avec AFP