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Pour Fillon, la fusion des liste Les Républicains et PS "est une idée qui n'a aucun sens"

François Fillon sur le plateau de BFMTV le 12 novembre 2015

François Fillon sur le plateau de BFMTV le 12 novembre 2015 - BFMTV

L'ancien Premier ministre Les Républicains a jugé mauvaise l'idée de Manuel Valls. L'actuel chef du gouvernement a envisagé de fusionner des listes PS et LR pour faire barrage au Front national lors des régionales.

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, François Fillon, était ce jeudi l'invité de BFMTV. Il s'est prononcé contre la fusion de listes Les Républicains avec le Parti socialiste pour les élections régionales, une idée évoquée cette semaine par Manuel Valls.

"C'est une idée qui n'a aucun sens", "la meilleure façon de faire monter le Front national encore un peu plus", a taclé François Fillon. 

"Défendre nos candidats"

"Le Front national monte parce que les Français sont insatisfaits de leur vie quotidienne", a développé le député de Paris pour expliquer son refus de travailler "avec ceux qui gouvernent".

"Défendre nos idées, défendre nos candidats", telle est la ligne de conduite de François Fillon pour les élections à venir avançant que, face à Marine Le Pen, "c'est Xavier Bertrand qui est évidemment la réponse" dans le Nord.

Refusant d'envisager une troisième place pour son parti dans aucune région, l'ancien Premier ministre "pense que la gauche va connaitre une très très très forte défaite à ces élections". "La gauche est surestimée dans les sondages", a encore jugé François Fillon selon qui "le problème de fond, c'est qu'il y a 30% des Français qui votent pour le Front national".

Une envie de changement en 2017

Interrogé sur la prochaine élection présidentielle, l'ancien Premier ministre, candidat à la primaire de la droite, n'a pas caché son manque d'enthousiasme à l'idée de retrouver les deux anciens chefs de l'Etat face-à-face. "Je pense que les Français n'accepteront pas un remake de 2012", a jugé François Fillon, comme il l'avait déjà expliqué en août dernier.

"Il s'agit de refuser une situation où cinq ans après, les Français n'ont comme seul choix que celui de 2012, c'est-à-dire Nicolas Sarkozy, François Hollande et Marine Le Pen, c'est insupportable", a estimé le député Les Républicains.

A.D.