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Pour Estrosi, le droit français doit s'adapter à la menace terroriste

Le maire LR de Nice, qui s'apprête à commémorer le premier anniversaire de l'attentat de la Promenade des Anglais, était ce dimanche l'invité de BFM Politique.

L'ancien président de la région Paca, à nouveau maire de Nice, est revenu sur l'attentat du 14 juillet 2016 qui avait vu la mort de 86 personnes et fait 400 blessés, sur la Promenade des Anglais. Près d'un an après, Christian Estrosi (LR) s'est déclaré sur le plateau de BFM Politique toujours marqué par "des cicatrices irréversibles, comme chacun".

L'édile a expliqué qu'il n'y aurait pas de feu d'artifice "ni à Nice, ni dans la région", les communes ayant accepté de reporter les festivités au 15 juillet. Il a également rappelé "l'unité de la communauté française" face à ces événements. Une cohésion matérialisée par la mobilisation des présidents Sarkozy, Hollande et Macron qui seront présents pour un hommage solennel sur place, vendredi.

"Ce 14-Juillet doit être le moment du devoir de mémoire, de l'hommage", a ajouté notre invité.

Pas d'état d'urgence, mais une adaptation des lois

Refusant de s'exprimer sur le fond de la polémique avec l'ancien ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qu'il se défend d'avoir lancé, après l'attentat et alors qu'il avait dénoncé un manque de moyens policiers, Christian Estrosi a cependant jugé que "la France ne peut pas rester en permanence en état d'urgence". 

L'élu local a ensuite nuancé sa pensée. D'une part, car selon lui, "l'état d'urgence qui vient d'être reconduit devait l'être". D'autre part, le maire de Nice juge nécessaire une adaptation du droit français. Réclamant "un Etat plus ferme et plus fort", il demande que "nous ne soyons pas en situation d’état d’urgence, mais que nous fassions entrer dans notre droit des mesures qui nous permettent de pérenniser ce que permet l’état d’urgence". 

"On ne peut pas gagner la guerre avec les lois de la paix", martèle-t-il. Il préconise notamment "d'isoler ceux qui reviennent du jihad" et de "réviser les fichiers" pour plus d'efficacité, ou de "recruter au sein des services de renseignements" qu'il faudrait par ailleurs unifier.

Christian Estrosi a aussi précisé qu'il ne "participera pas au bureau politique des Républicains mardi" compte tenu de l'organisation de l'hommage aux victimes prévu ce vendredi.
David Namias