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Poisson et les "lobbies sionistes": pour Le Maire saisir la Haute autorité est "faux-cul"

Bruno Le Maire, le 3 juin 2016.

Bruno Le Maire, le 3 juin 2016. - Jean-François Monier - AFP

Les propos de Jean-Frédéric Poisson sur les "lobbies sionistes" ont poussé Nathalie Kosciusko-Morizet à saisir la Haute Autorité pour la primaire. Mais pour Bruno Le Maire, c'est aux électeurs de trancher.

"Planqué", "faux-cul", du "ramdam". Bruno Le Maire s'est montré sévère ce dimanche après la saisine de la Haute Autorité à la primaire suite aux propos de Jean-Frédéric Poisson sur les "lobbies sionistes". 

Le Maire ne veut pas "faire la morale"

"Je condamne avec la dernière fermeté les propos de Jean-Frédéric Poisson", a-t-il assuré sur France Info/France Inter/Le Monde. Mais "ce n'est pas à moi d'exclure, c'est aux électeurs de trancher et de décider", a ajouté le candidat à la primaire, expliquant qu'il n'ait pas demandé de sanction contre le président du parti chrétien-démocrate (PCD). 

"Ce qui est planqué et ce qui est faux-cul c'est d'aller saisir la Haute Autorité, d'en faire tout un ramdam... qu'est-ce qui va déboucher derrière ? Rien (...) Ce n'est pas à moi de faire la morale à la place des uns ou des autres", a-t-il précisé.

Une position suivie par François Fillon qui a assuré : "Je ne suis pas trop pour une police de la pensée", au cours de l'émission Grand Jury/RTL/LCI/Le Figaro.

NKM veut que l'Autorité se "prononce"

En cause, des propos de Jean-Frédéric Poisson dans Nice-Matin : "La proximité de Hillary Clinton avec les super financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes sont dangereuses pour l'Europe et la France".

Vendredi, Nathalie Kosciusko-Morizet avait saisi la Haute Autorité de cette primaire pour qu'elle se "prononce" sur le respect de la charte de celle-ci par Jean-Frédéric Poisson.
M.L. avec AFP