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Perquisition en cours au siège de Bygmalion

La perquisition a lieu dans le cadre d'une enquête pour délit de favoritisme présumé.

La perquisition a lieu dans le cadre d'une enquête pour délit de favoritisme présumé. - -

Après le domicile de Guillaume Peltier, c'est au tour des locaux de Bygmalion de faire l'objet d'une perquisition. Celle-ci a lieu dans le cadre d'une enquête pour délit de favoritisme présumé.

Une perquisition est en cours ce mercredi au siège de Bygmalion à Paris, dans le cadre d'une enquête pour délit de favoritisme et prise illégale d'intérêts présumés, indique une source proche de l'enquête confirmant une information de France 3.

Trois policiers de la Direction des affaires économiques et financières de la PJ de Nice et au moins deux agents de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales sont arrivés au siège de la société, dans le 9ème arrondissement de la capitale, vers 09h30, selon des sources concordantes.

Une autre perquisition avait eu lieu la veille au domicile de Guillaume Peltier, vice-président démissionnaire de l'UMP, dans le Loir-et-Cher. Elle avait été diligentée après une plainte de l'association anticorruption Anticor déposée le 18 décembre 2012.

D'autres communes concernées?

Cette plainte faisait suite à une décision du maire UMP de Menton (Alpes-Maritimes) Jean-Claude Guibal de commander un "audit de communication accompagné de recommandations stratégiques" à la société Bygmalion et de demander une "évaluation", un "accompagnement" et un "suivi des politiques publiques municipales" à la société Com1+, dirigée par Guillaume Peltier.

Alertée par deux élus locaux d'opposition, Anticor a dénoncé des décisions qui, selon elle, "n'ont pas été entourées de toute la transparence requise". "D'une part, le maire s'est abstenu de donner le montant exact de ces marchés. D'autre part, (...) il n'a pas fourni le détail des prestations commandées", note l'association.

Le contrat décroché par les deux entreprises dépassait les 15.000 euros, seuil maximal au-delà duquel un appel d'offres est obligatoire. Bygmalion et Com1+ sont donc soupçonnées de s'être arrangées pour découper le marché en deux parts afin de ne pas dépasser ce seuil, avec l'aval présumé du maire. D'autres communes des Alpes-Maritimes pourraient être concernées par l'enquête, selon des sources concordantes.

M. K. avec AFP