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NKM: "Royal en est à attendre que son ex la nomme quelque part"

NKM a décidé de passer sérieusement à l'attaque.

NKM a décidé de passer sérieusement à l'attaque. - -

Nathalie Kosciusko-Morizet s'en prend à Ségolène Royal et se moque de son nouveau poste dans une interview accordée au "Parisien Magazine".

Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate UMP à la primaire pour les élections municipales de 2014 à Paris, a décidé de fourbir ses armes. Dans une interview au Parisien Magazine, elle tire à boulets rouges sur la gauche et assure que "Ségolène Royal en est à attendre que son ex la nomme quelque part".

"Elle s'est construite politiquement en parallèle à François Hollande, et l’issue n’a pas été en sa faveur. Je pense qu’elle méritait mieux que ce lot de consolation incongru", poursuit non sans perfidie l'ancienne ministre UMP, faisant allusion à la nomination de Segolène Royal comme vice-présidente de la Banque publique d’investissement, bras financier du gouvernement.

"Elle en est à attendre que son ex la nomme quelque part. Or, le premier trésor pour une femme, c’est son autonomie. Il ne faut jamais dépendre d’un homme, ni procéder de lui", moralise encore la candidate à la Mairie de Paris.

Dans la soirée, Ségolène Royal a répondu à NKM.

"Je ne suis ni héritière, ni rentière"

NKM affirme que, elle, "ce souci d'indépendance guide tous" ses "choix". "Je ne suis ni héritière, ni rentière, ni la dauphine, ni la protégée de quiconque", fait-elle valoir dans une autre pique à sa rivale socialiste Anne Hidalgo, désignée comme candidate à Paris par l'actuel maire PS de la capitale Bertrand Delanoë.

Par ailleurs, NKM assure avoir souffert de machisme au gouvernement. "J'ai fait deux bébés et j'ai eu droit à deux rétrogradations", dit-elle.

Elle met également en garde contre le retour du sexisme. "Il y a plus de femmes en politique qu'il y a quinze ans, mais il ne faut pas s'arrêter aux symboles. Le sexisme fait un retour remarqué à l'école."

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A. G. avec AFP