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Nicolas Sarkozy: "Je suis revenu parce que ma famille politique s'est effondrée"

Nicolas Sarkozy face à Jean-Jacques Bourdin, jeudi matin sur BFMTV et RMC.

Nicolas Sarkozy face à Jean-Jacques Bourdin, jeudi matin sur BFMTV et RMC. - BFMTV

Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite et du centre, a dû revenir d'emblée face à Jean-Jacques Bourdin sur sa promesse d'arrêter la politique, qu'il avait formulée en 2012 à la même place, sur BFMTV et sur RMC.

Invité jeudi matin sur BFMTV et RMC, Nicolas Sarkozy a été aussitôt confronté par Jean-Jacques Bourdin à sa promesse de candidat en mars 2012, pour sa dernière intervention en date dans Bourdin Direct: alors candidat à sa réélection, le président sortant de l'époque avait promis d'arrêter la politique en cas de défaite à la présidentielle 2012.

"Si vous êtes battu à la primaire de la droite et du centre", demande Jean-Jacques Bourdin, "est-ce que vous arrêterez la politique?". Nicolas Sarkozy se savait attendu sur ce terrain et tient à s'expliquer: "Je suis dans un combat pour le gagner. Je sens une mobilisation très forte. Je ne vous répondrai pas à cette question. Je vais faire la primaire. Après la primaire, si nos électeurs le souhaitent, je ferai la campagne présidentielle, et je vous le dirai à la fin. Imaginez que je réponde maintenant, on va dire comme on l'avait dit à la présidentielle de 2012, que je n'ai pas de morale. Donc je suis tout entier concentré sur la victoire".

"J'avais tourné la page"

Placé ce jeudi matin face à la rediffusion à l'antenne de cette séquence, Nicolas Sarkozy assume ses propos et assure avoir tenu cette promesse: "J'ai arrêté la politique, pendant deux ans et demi, j'ai complètement arrêté. J'avais tourné la page, vraiment, très sincèrement. J'ai appris un nouveau métier, celui de conférencier, qui m'a ouvert des horizons fantastiques".

Nicolas Sarkozy explique son retour en politique par l'effondrement, selon lui, de sa famille politique: "En deux ans et demi, ceux qui avaient été mes ministres, mon premier ministre, s'étaient débrouillés pour que ma formation politique s'effondre. On ne pouvait même plus faire d'élection sans se retrouver en procès les uns avec les autres. Il n'y avait plus d'UMP. Souvenez-vous des affrontements d'une violence inouïe de monsieur Copé avec François Fillon. (...) Madame Le Pen était devenue la seule responsable de l'opposition à l'époque, tant nous étions divisés. Voilà les circonstances qui m'ont fait amener à revenir".

Alexandre Le Mer