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Mariage homo : l'UMP en ordre de bataille

Jean-François Copé, lors de son discours d'ouverture de la convention de l'UMP sur la famille, jeudi 24 janvier

Jean-François Copé, lors de son discours d'ouverture de la convention de l'UMP sur la famille, jeudi 24 janvier - -

L'UMP a réaffiché jeudi son opposition au projet de loi lors d'une "convention sur la famille" qui a duré trois heures.

Dix jours après être monté en première ligne dans la grande manifestation parisienne contre le mariage gay, le président de l'UMP Jean-François Copé a plaidé jeudi pour une "liberté de débat totale" sur le sujet, lors d'une convention du parti consacré au thème de "la famille". Un moyen pour l'UMP de montrer sa capacité au dialogue après la désastreuse image donnée à l'automne par la bataille acharnée entre Jean-François Copé et François Fillon.

Assez facile au demeurant, puisque sur la question du mariage homosexuel, les voix "pour" restent rares au sein du parti de droite. Dans cette convention qui a duré trois heures, au siège de l'UMP, c'est surtout l'opposition au mariage et à l'adoption par les couples de même sexe qui s'est faite entendre.

Riester, isolé dans sa famille

Sur une douzaine d'invités, dont Tugdual Derville, figure de proue des anti-mariage homo, deux seulement ont clairement plaidé pour le mariage des couples homosexuels.

Le député UMP Franck Riester, qui reste pour l'instant très isolé dans sa famille politique, a plaidé l'instauration de "droits nouveaux pour les uns, sans en enlever aucun pour les autres". Subissant aussitôt de légers chahuts.

L'ancienne ministre de la Famille Nadine Morano a de son côté insisté sur le projet d'"alliance civile" proposé par l'UMP. Cette alliance, sorte de Pacs amélioré célébré en mairie, aurait des conséquences patrimoniales sans s'étendre à la filiation.

Un grand absent : François Fillon

En première ligne dans son parti contre le mariage homosexuel, le délégué général au projet, Hervé Mariton, a promis que "si par malheur la loi est votée" et qu'ensuite la droite revenait au pouvoir, "nous respecterions les situations créées". Mais il s'est dit favorable à une abrogation de la loi.

Enfin, le farouche opposant Laurent Wauquiez a clos la convention en chauffant la salle avec un discours plus combatif, où il a demandé une nouvelle fois un référendum sur le projet de loi socialiste.

A noter toutefois : l'absence de François Fillon à la table des débats. Malgré le choix d'un sujet de discussion plutôt consensuel, pour une grande réunion de famille à l'UMP, il faudra encore attendre un peu.

Mathilde Tournier avec AFP