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La présidence de l'UMP, une compétition "moins stratégique" pour Fillon

"Je n'oublie rien de ce qui a pu se passer", confie toutefois François Fillon au sujet de la course à la présidence de l'UMP de l'automne dernier, dans une interview au Figaro Magazine.

"Je n'oublie rien de ce qui a pu se passer", confie toutefois François Fillon au sujet de la course à la présidence de l'UMP de l'automne dernier, dans une interview au Figaro Magazine. - -

Six mois après le fiasco de l'élection pour la présidence de l'UMP, François Fillon estime que la polémique n'a plus lieu d'être.

François Fillon affirme que "la compétition interne" pour la présidence de l'UMP est aujourd'hui "moins stratégique", dans une interview au Figaro Magazine, à paraître vendredi.

"La clarification des statuts de l'UMP, la décision d'organiser des primaires ouvertes (en 2016 pour l'élection présidentielle l'année suivante ndlr) et la gravité de la crise rendent cette compétition interne moins stratégique", affirme François Fillon.

"L'élection n'a été ni sincère ni transparente"

Selon l'accord qu'il a conclu en décembre avec Jean-François Copé, après l'élection controversée de ce dernier à la présidence du parti, une nouvelle élection devrait se tenir en septembre.
Plusieurs responsables du parti n'y sont pas favorables (Xavier Bertrand, Bruno Le Maire...), Laurent Wauquiez souhaitant pour sa part la repousser d'une année, après les élections municipales et européennes de 2014.

"L'UMP a connu une crise démocratique considérable. Il faut essayer d'être positif et de voir en quoi celle-ci pourrait au final être un atout. Je n'oublie rien de ce qui a pu se passer, l'élection n'a été ni sincère ni transparente" en novembre dernier, affirme François Fillon.

L'ancien Premier ministre estime également que "les primaires ouvertes, c'est le système le plus moderne et le plus sincère pour choisir le candidat de la droite et du centre. Elles permettront de créer une dynamique populaire autour du candidat et de fédérer l'électorat de la droite républicaine et du centre".

A.S. avec AFP